Drahi est un homme de "grande ambition", mais... (Stéphane Richard, Orange)

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Patrick Drahi, patron d'Altice a pris pied sur le marché américain en mettant la main sur  70% de Suddenlink Communications après avoir avalé SFR (pour plus de 19 milliards d'euros) et Portugal Telecom (pour 7,4 milliards d'euros).
Patrick Drahi, patron d'Altice a pris pied sur le marché américain en mettant la main sur 70% de Suddenlink Communications après avoir avalé SFR (pour plus de 19 milliards d'euros) et Portugal Telecom (pour 7,4 milliards d'euros). (Crédits : Reuters)
"Impressionné", "admiratif"... Stéphane Richard ne tarit pas d'éloges sur le patron d'Altice et son gros appétit. Le patron d'Orange émet toutefois quelques doutes sur la moisson d'acquisitions récentes du patron d'Altice, attendant que cet "empire" devienne "cohérent".

 "On dit souvent que, en France, on n'a pas de grands entrepreneurs, pas de gens qui ont cette espèce d'audace, de considérer qu'il n'y a pas de limites... Là, on en a trouvé un, c'est un homme qui a une grande ambition, qui a manifestement le dessein de construire un ensemble très vaste, très international. [...] Cela m'impressionne, je suis assez admiratif."

A l'antenne de Radio Classique, ce jeudi 28 mai, Stéphane Richard, le Pdg d'Orange, s'est ainsi montré intarissable à propos de l'appétit gargantuesque de Patrick Drahi, patron d'Altice. Ce dernier a pris pied sur le marché américain en mettant la main sur  70% de Suddenlink Communications après avoir, en France, avalé SFR (pour plus de 19 milliards d'euros) et, de l'autre côté des Pyrénées, Portugal Telecom (pour 7,4 milliards d'euros), un nombre de deals signés inhabituel dans un laps de temps aussi court.

Le patron d'Altice essuie aussi des échecs, comme il y a deux jours, avec le rachat manqué du deuxième câblo-opérateur américain Time Warner, doublé au finish par l'américain Charter.

    Lire aussi >> Drahi, la dette academy

"Je comprends que cela puisse inquiéter"

Le Pdg d'Orange a néanmoins tenu à nuancer son enthousiasme: "Je comprends que cela puisse inquiéter un peu aussi, parce que c'est vrai qu'il y a cette répétition d'acquisitions pour des montants élevés." Car selon lui, cet "environnement où les liquidités sont abondantes" peut "changer".

En outre, ouvrant le volet stratégique, il attend "aussi surtout de voir ce que cette collection d'actifs va devenir, à la fois un par un, en particulier en France avec SFR, et ce que cela va former au total".

"Pour l'instant, cela fait un empire, avec des éléments... je ne dirais pas que ce sont des confettis - parce que ce sont de gros confettis -, mais ils sont un petit peu collectionnés, cela ne forme pas encore un ensemble industriel totalement cohérent", a-t-il  précisé.

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Commentaires
a écrit le 31/05/2015 à 0:38 :
Je n'ai aucun respect pour des individus s'endettant par effet de levier faisant payer leurs salariés pour rembourser les intérêts de la dette contractée.
Quant à noos , on a vu le résultat ...
Au moins , niel avait le mérite d'innover sur le tri play.
a écrit le 28/05/2015 à 19:26 :
Avec tout les vols de documents pratiques chez les opérateurs télécoms par la NSA ! 👹il est surprenant que Draghi ne 👓pas a la 🔎 Square n'y vivaction ! Pme française qui sécurise voix et Data sur les mobiles et fixes de bureau !
a écrit le 28/05/2015 à 18:55 :
Tout empire se base sur la constitution d'une forte rente; vivendi sur la rente de l'eau, mittal sur la rente d'aciéries kazahs, venise sur le sel d'italie du sud, etc.. on a vu aussi edf( abonnement edf) qui s'était à une époque lancé dans un empire.. pour ensuite presque tout perdre.
Dans le cas de Drahi, c'est numéricable, qui abonde le trésor par des abonnés captifs.
a écrit le 28/05/2015 à 15:03 :
Assez maladroit, Stéphane Richard. Il sait parfaitement que les réseaux vont bientôt fusionner techniquement et que ce qui est recherché par Altice et autres mexicains est le droit de passage lié et non la cohérence des acquisitions. Toute la stratégie actuelle est basée sur ce concept. Personne ne sait ce que ces droits permettront, si l'ouverture à d'autres acteurs demandeurs donneront lieu à l'encaissement collectif d'énormes primes ? Ainsi ceux qui disposent de positions comme Bouygues veulent les vendre un bon prix ou ne rien faire pour le moment. La question est aussi de savoir à quel prix seront vendus les droits américains... territoire où Altice, qui n'est pas un groupe français, est présent.... on sait d'ailleurs qu'il revendra la totalité de ses positions à un acteur inconnu qui permet son financement actuel. On souhaiterait que la stratégie active soit plus présente dans les opérations françaises, particulièrement celles d'Orange totalement distancé.
a écrit le 28/05/2015 à 13:04 :
Une dette qui dépasse largement les 30 milliards d'euros et des bénéfices annuels qui sont de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros !!!
a écrit le 28/05/2015 à 12:48 :
le cap sera dans 5 ans, quand il faudra refinancer les dettes d'acquisition...
a écrit le 28/05/2015 à 12:33 :
Encore deux ans et il rachete Orange ou Deutsche T

J aurai un faible pour Telefonica
a écrit le 28/05/2015 à 12:31 :
Envieux va

la dette a 1% + des couill......

plus l absence de tutelle de l état

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