Technicolor, après un trimestre de pertes, veut valoriser ses brevets

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Les chiffres en demi-teinte du premier semestre n'empêche pas le groupe de rester optimiste pour l'ensemble de l'année. Ses deux arguments : ses brevets et de nouveaux contrats.

Le groupe français de technologies pour les médias Technicolor a enregistré une perte nette de 112 millions d'euros au premier semestre, contre un bénéfice net de 96 millions d'euros un an plus tôt. Cependant, Frédéric Rose, le directeur général, a minimisé ces résultats dans un communiqué :  "malgré un contexte macro-économique tendu au premier semestre, nous avons réalisé une solide performance opérationnelle et financière." L'ex-Thomson espère toujours réaliser un chiffre d'affaires en légère croissance en 2011.

Technicolor s'est recentré sur les services créateurs de contenus pour les studios de cinéma et la télévision. Le groupe produit également des décodeurs pour les opérateurs téléphoniques et a été sélectionné en exclusivité, d'après le journal "Les Echos", par Telecom Italia, pour lui fournir de nouvelles "box", comme Technicolor le fera pour France Télécom en 2012.

Un trésor de guerre de 40.000 brevets

Frédéric Rose s'est montré également très attentif aux nouveaux enjeux qui se dessinent autour de la bataille des brevets : "Les évolutions récentes dans le domaine de la propriété intellectuelle renforcent notre conviction sur la valeur très significative de notre portefeuille de brevets." Le Français veut capitaliser sur ses 40.000 brevets, principalement liés au monde de l'image, et donc valorisables dans des secteurs en pleine croissance comme la téléphonie mobile et les tablettes.

Pour ce faire, comme en matière de propriété intellectuelle, il n'y pas de problème tant qu'il n'y pas de plainte. Technicolor veut donc se montrer plus agressif et multiplier les poursuites pour violation de brevets, comme il l'a déjà fait l'an dernier contre plusieurs fabricants d'écrans LCD - Chimei, AU Optronics et Quisda.

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