Google refuse l'introduction du porno sur ses Google Glass
Garance Cherubini

Google glass mikandi
Reuters
Garance Cherubini

Google glass mikandi
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Les Google Glass : pas encore disponibles à l'achat, mais déjà exploitées par l'industrie pornographique... En effet, les lunettes à réalité augmentée, dernière innovation du géant d'Internet, ont donné des idées à certains. Voilà deux semaines, le développeur d'applications pour adultes Mikandi faisait savoir qu'il avait mis au point une application nommée "Tits&Glass", qui permettait à ses utilisateurs de regarder des vidéos et photos à caractère sexuel. Pour couper court aux utilisations détournées des Glass, Google a du revoir ses conditions générales.
En effet, dans un billet publié le 22 mai sur son blog , le développeur annonçait avoir en sa possession une paire des précieuses lunettes... en envisager d'y visionner des vidéos "porno". "Regarder du porno ou n'importe quel film sur Google Glass n'est pas encore très concluant, mais nous aimons l'idée d'un appareil qui se porte naturellement et qui permette de créer des expériences intimes à distance", pouvait-on lire sur le blog. Le 3 juin, Mikandi annonçait la sortie de l'application. Depuis, plus de 10.000 personnes ont déjà visité sa page de téléchargement, et une douzaine de propriétaires de lunettes ont signé pour son achat.
La contre-attaque de Google
Mais l'engouement n'aura pas duré longtemps... Google a alors immédiatement modifié ses conditions de développement d'applications, qui ne comportaient alors aucune mention spécifique sur le sujet. Suite à l'ajout d'une nouvelle section, celles-ci interdisent désormais la présence de contenu pornographique : "Nous n'autoriserons pas de contenu qui contienne de la nudité, des actes sexuels, ou du matériel sexuellement explicite. Google a une politique de tolérance zéro contre la pornographie enfantine. Si nous constatons du contenu pornographique juvénile, nous le signalerons aux autorités compétentes et supprimerons les comptes Google des personnes impliquées dans la distribution", est-il désormais indiqué dans les conditions générales, selon le site Atlantico.
Suite à la décision de Google, Jesse Adams, le PDG de Mikandi, a déclaré : "Bien que l'application soit toujours disponible et que les gens l'utilisent, nous devons désormais procéder à des changements afin de se conformer à la nouvelle réglementation" peut-on lire sur Marshable. Restant optimiste quant à l'avenir de l'application, il a ajouté : "Attendez-vous à voir des changements sur l'application dès demain".
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Cette restriction des contenus à caractère sexuel n'est pas une surprise. Google applique déjà une politique similaire à sa plateforme d'achat d'applications, Google Play, comme on peut le lire dans le règlement qui s'applique aux développeurs.
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Un aperçu en vidéo de ce qu'aurait pu donner l'application :
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