L'américain Qualcomm se prépare à couper largement dans ses effectifs

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Le fabricant de puces Qualcomm se prépare à licencier plusieurs milliers de salariés, soit plus de 10% de ses effectifs actuels de quelque 30.000 personnes, rapporte lundi 20 juillet le site internet The Information (lien abonné).
Le groupe devrait faire cette annonce mercredi, à l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels, poursuit le site.
Qualcomm, dont le bénéfice net avait chuté de 46% au deuxième trimestre 2014-2015, est confronté à une concurrence accrue du taïwanais MediaTek ainsi que d'autres sociétés chinoises spécialisées dans des puces pour des téléphones à bas coûts.
Fin avril, le groupe avait pris de court les investisseurs, en annonçant prévoir pour le troisième trimestre un bénéfice ajusté de 85 cents à un dollar par action et un chiffre d'affaires de 5,4 milliards à 6,2 milliards de dollars. Pour expliquer ces projections inférieures aux attentes, Qualcomm, qui fournit notamment l'iPhone, avait évoqué la perte de clients importants, ce qui devrait peser sur les ventes de son microprocesseur Snapdragon pour smartphones. Des rumeurs -démenties par Qualcomm- mentionnant un abandon de ce microprocesseur par le Sud-Coréen Samsung courent depuis le début de l'année.
Ainsi en avril, le fonds spéculatif Jana Partners avait estimé que la division puces de Qualcomm ne valait "pratiquement rien", exhortant la société à la séparer de son segment brevets. Fin juin, le groupe a dit qu'il n'entendait pas se séparer de son activité puces pour l'instant.
Qualcomm, qui a écopé en février en Chine d'une amende record de 975 millions de dollars suite à une enquête antitrust, fait par ailleurs l'objet de deux enquêtes formelles ouvertes le 16 juillet par Bruxelles pour abus de position dominante.
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La Commission européenne va d'une part examiner si Qualcomm a "proposé des incitations financières à ses clients" pour qu'ils se fournissent "exclusivement ou presque" chez lui. La seconde enquête doit "apprécier si Qualcomm a pratiqué des 'prix d'éviction' [...] inférieurs aux coûts dans le but de forcer ses concurrents à quitter le marché". L'Américain s'était alors dit "déçu" de l'annonce mais avait indiqué "coopérer" avec Bruxelles et "continuer de croire que les inquiétudes" manifestées par la Commission "sont sans fondement".
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Si une infraction est prouvée, le groupe américain, déjà visé depuis novembre 2014 par une enquête américaine sur les modalités d'octroi de ses brevets, peut encourir une amende allant jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires.
(Avec AFP et Reuters)
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