Santé connectée : « Sanofi est à l'avant-garde de cette révolution »

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Gilles Litman, directeur stratégie et innovation de Sanofi France.
Gilles Litman, directeur stratégie et innovation de Sanofi France. (Crédits : DR)
Gilles Litman explique pour La Tribune comment le premier groupe pharmaceutique français veut développer une véritable stratégie e-santé pour compléter son offre médicamenteuse et auréoler son image d'une forte composante 2.0.

LA TRIBUNE - Sanofi s'investit dans des projets d'applications et de santé 2.0. Avec quels objectifs ?

GILLES LITMAN - C'est une formidable opportunité à court et moyen terme. Elle doit permettre d'améliorer la prévention, l'éducation des patients, la coordination entre médecine de ville et hôpital, la transmission des informations entre les différents professionnels de santé... Elle permet aussi d'améliorer l'observance des traitements médicamenteux, ce qui est notre coeur de métier, mais aussi un des grands enjeux de santé publique. Au-delà de notre activité pharmaceutique, nous souhaitons contribuer à aider le patient à mieux prendre sa maladie en charge, surtout lorsqu'elle est chronique. Nous avons l'ambition d'être à l'avant-garde de cette révolution technologique.

À quels projets vous êtes-vous associés ?

Nous sommes concentrés sur les pathologies prioritaires de Sanofi France soit le diabète, la thrombose, l'insuffisance rénale, certains cancers, la lutte contre la douleur avec les antalgiques et le traitement du cholestérol, entre autres. Notre solution Diabéo, a été mise au point avec l'association CERITD fondée par un diabétologue et le jeune éditeur de logiciels Voluntis. C'est la première solution de télémédecine pour les patients diabétiques de type 1 et 2 traités sous insuline.

Le patient indique ses apports en glucide et son activité physique. L'application le conseille sur la dose d'insuline à s'injecter et les informations sont accessibles à l'équipe médicale via un télésuivi automatisé. Diabéo n'est actuellement disponible que dans le cadre d'une étude clinique pour évaluer son effet médico-économique. Nous développons aussi des applications mobiles gratuites à destination des patients ou des professionnels, par exemple, toujours dans le diabète, Mon Glucocompteur avec le CHU de Toulouse. Et notre application ArthMouv pour le suivi de l'arthrose du genou avec un journal de bord de la douleur a déjà été primée.

De quelle manière développez-vous ces applications ?

Nous travaillons en partenariat et en cocréation. Cela nous paraît essentiel pour le succès de notre démarche innovation. Nous sommes partenaire du Hacking Health Camp de Strasbourg fin mars et de la pépinière installée dans l'ancien hôpital Boucicaut de Paris, ou encore du Village du Crédit agricole. Nous sommes ouverts aux startuppers porteurs de projets, et prêts à soutenir leurs innovations proches de nos sujets. Actuellement, nous sommes en discussion avec la jeune pousse Observia pour un projet d'application favorisant une meilleure observance. Dans ce nouveau territoire de santé numérique où foisonnent les innovations, nous pouvons nous attendre à une concentration et à la création de normes.

En France, certains industriels comme la division santé d'Orange se développent sur le sujet. Nous réfléchissons à ce que pourrait être un bon partenariat entre ces industries technologiques et nous, industriels de la pharmacie et très bons connaisseurs des univers de la santé.

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Commentaires
a écrit le 28/04/2015 à 5:42 :
Cette initiative technologique est prometteuse. Un grand nom de l'industrie comme Sanofi peut, en partenariat avec d'autres, faire progresser ce domaine avec un atout encourageant pour les patients.

Haïm Dimermanas
Directeur des Systèmes d'Information
Cosem Centres de Santé
www.cosem.fr

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