Harcèlement : les employés de Google réclament la fin des "arbitrages forcés" dans la tech

Manifestation au siege social de google
Stephen Lam
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Manifestation au siege social de google
Stephen Lam
Nouvelle fronde parmi les "Googlers". Des employés d'Alphabet, maison-mère de Google, organisent ce mardi une campagne de mobilisation sur les réseaux sociaux Twitter et Instagram. Baptisée #EndForcedArbitration (en français, "en finir avec l'arbitrage forcé"), cette initiative vise à faire pression sur les entreprises de la tech pour changer leurs pratiques de négociation en cas d'affaires de harcèlement en tout genre au travail.
Cette campagne vise en particulier les entreprises qui recourent à des conventions d'arbitrage forcé, une clause enfouie dans les contrats de travail privant les travailleurs de leur droit de poursuivre en justice leur employeur en cas de harcèlement sur leur lieu de travail, explique Recode. Plusieurs firmes de la tech - dont Google - ont récemment mis fin à cette pratique dans le cadre d'affaires de harcèlement et d'agression sexuels, mais de nombreuses sociétés continuent de recourir à la clause de l'arbitrage forcé pour d'autres litiges au travail, tels que la discrimination raciale ou religieuse.
Dans une précédente publication, en date du 10 décembre dernier, les "Googlers" martelaient :
Toute la journée, les employés de Google vont publier sur Twitter et Instagram des chiffres, des interviews d'experts et des témoignages.
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Ce n'est pas la première fois que les employés de Google s'organisent pour manifester leur désaccord. En novembre dernier, 20.000 "Googlers" ont manifesté aux Etats-Unis contre la culture du silence imposée par la firme de Mountain View, accusée d'avoir fermé les yeux des cas de harcèlement sexuel. Elle aurait même payé 90 millions de dollars d'indemnités de départ à Andy Rubin (fondateur du système d'exploitation Android), accusé par une employée de relations sexuelles forcées. A la suite de la polémique qui a éclaté en octobre dernier, le Pdg de Google, Sundar Pichai, a affirmé dans un document interne que le groupe avait renvoyé 48 salariés, dont 13 hauts responsables, pour harcèlement sexuel au cours des deux dernières années.
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