IA : pour Microsoft, l’Europe doit accélérer dans l’innovation souhaitable autour de la donnée

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(Crédits : DR)
Carlo Purassanta, président de Microsoft France, incite l’Europe et la France à créer rapidement de nouveaux modèles économiques autour de la donnée, avant que les États-Unis et la Chine ne viennent diffuser les leurs sur le Vieux continent.

"Nous traversons une phase d'innovation économique, politique, et sociale extrêmement, avec parfois le sentiment que les choses vont si vite que l'on ne parvient pas à gérer suffisamment rapidement."  Dans ce contexte, invité à s'exprimer lors d'une conférence dédiée à l'Internet de l'énergie, organisée par son partenaire Energisme spécialisé dans le big data des données énergétiques, le patron de Microsoft France en a profité pour mettre en garde les acteurs français et européens de la donnée.

« Il faut remettre au centre l'ambition de la croissance à bon escient », a insisté Carlo Purassanta.

Si l'Europe est aujourd'hui le premier marché en nombre de consommateurs, devant les États-Unis et la Chine, plus de valeur a été créée par des services vendus par ces deux régions à l'Europe. « L'intelligence artificielle permet grâce à une bonne utilisation de grandes quantités de données, de fournir des services intelligents, a-t-il rappelé. On ne peut pas laisser cette puissance de données à certains ni à certaines régions ».

En France, Microsoft s'est intéressé à cinq secteurs d'activité sur lesquels l'intelligence artificielle aura un fort impact, qui représentent un poids important du PIB, dans lesquels l'innovation doit se faire en écosystème et qui pourront ainsi proposer des services innovants à tous les citoyens.

Dans l'alimentation, « tout l'écosystème est à refaire » ; dans la mobilité, l'absence de service de mobilité universel pourrait laisser la porte ouverte à des services venus d'ailleurs ; dans les services financiers, gestion de patrimoine ou assurances, de nouveaux acteurs pourraient venir disrupter les acteurs en place ; dans la santé, « malgré une chaîne extrêmement morcelée, ils sont prêts à collaborer ».

Les écosystèmes au cœur de l'innovation

Microsoft a noué des partenariats dans ces différents secteurs, dont InVivo pour l'alimentation.

« Dans la mobilité, nous travaillons avec toutes les entreprises, et dans un deuxième temps, il faudra que ces plateformes communiquent entre elles. »

« Nous souhaitons jouer un rôle de catalyseur de chacun des acteurs avec lesquels nous travaillons, mais aussi de l'écosystème, a précisé Carlo Purassanta. Aujourd'hui on ne peut pas imaginer élaborer seul une innovation puissante, intelligente et utile (issue du traitement de données, ndlr). »

Dans l'énergie, c'est au travers du partenariat noué avec Energisme que le géant américain s'efforce de jouer ce rôle.

Son président pour la France, qui, Italien d'origine ayant vécu en Espagne et Français d'adoption, se sent profondément européen, se montre confiant :

« On a tout, en France, pour que ces modèles gagnent des parts de marché et exportent plus. »

Mais il alerte en même temps sur l'urgence.

« Il faut aller vite pour construire de l'innovation souhaitable, avant que les États-Unis et la Chine ne viennent proposer des innovations efficaces et promptes à séduire les jeunes européens », a-t-il mis en garde.

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Commentaires
a écrit le 26/02/2019 à 12:24 :
Apprentis sorciers d'où il ne pourra sortir que du mal. Après l'écologie dont on sait qu'elle ne réglera rien, le prochain combat sera celui contre les "robots" et l' IA qui les animera.
a écrit le 29/01/2019 à 18:17 :
Je ne vois pas où se trouve le danger des données de la chine et des états unis qui ne correspondent qu'aux populations chinoises et américaines or nous savons pertinemment que nos civilisations sont très différentes les unes des autres elles n'ont donc que de la valeur pour les multinationales européennes qui exportent et qui seront bien contentes de les trouver.

On vous vois arriver gros comme un camion vous, le problème n'étant pas les données européennes en elles mêmes puisque vous les possédez déjà grâce à windows mais celui de pouvoir les exploiter financièrement pour les vendre aux entreprises européennes.

L'UE en la matière a tout intérêt à ne pas les proposer en international, sous couvert de droit à la vie privée légitime, et les offrir seulement à ses entreprises qui pourront ainsi bénéficier de celles que vendent les multinationales étrangères et les européennes, tandis que les entreprises américaines et chinoises ne pourront pas en bénéficier ce qui en théorie, en théorie seulement étant donné qu'on ne sait pas du tout au final ce qu'est ce commerce et s'il a un intérêt quelconque reposant sur des données régulièrement biaisées et bien souvent orientées afin qu'elles valent plus chères, ne peut que profiter aux entreprises européennes.

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