Atos : l'offre de l'Etat pour acquérir ses activités stratégiques « a expiré »
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Atos affirme cependant « avoir proposé néanmoins de poursuivre les discussions » et transmis une « nouvelle proposition » à l'Etat.
Stephane Mahe
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Atos affirme cependant « avoir proposé néanmoins de poursuivre les discussions » et transmis une « nouvelle proposition » à l'Etat.
Stephane Mahe
Les négociations jouent les prolongations. L'offre de l'Etat visant à acheter les activités jugées stratégiques et sensibles du groupe informatique « a expiré » sans accord, ont annoncé les deux parties lundi.
Pour rappel, le 12 juin, l'Etat français avait fait une offre de 700 millions d'euros pour acheter ces activités, dont les supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire. Cette offre visait à éviter qu'elles ne tombent entre les mains d'acteurs étrangers, car elles touchent à la souveraineté de la France.
L'offre « révisée le 30 septembre, a expiré le 4 octobre, sans que les parties ne soient parvenues à un accord », a annoncé Atos dans un communiqué. Ce dernier affirme cependant « avoir proposé néanmoins de poursuivre les discussions » et transmis une « nouvelle proposition » à l'Etat.
De son côté, « l'État souhaite offrir le meilleur cadre possible de développement à ces activités essentielles à sa souveraineté et maintient en ce sens son projet d'acquisition auprès du groupe », explique le ministère de l'Economie dans son communiqué.
Atos quant à lui précise que « l'expiration de l'offre n'impacte (...) pas le processus de restructuration financière en cours » dans lequel il est engagé depuis juillet.
Plombé par une dette brute colossale de près de 5 milliards d'euros, l'ex-fleuron de la « tech », qui compte quelque 90.000 salariés dans le monde, est entré en juillet dans une procédure de sauvegarde accélérée. En dehors de la potentielle vente de ses activités stratégiques à l'Etat, Atos devrait récupérer 1,75 milliard d'euros grâce à un plan de restructuration.
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Pour rappel, en juin, le consortium mené Onepoint a abandonné l'idée de racheter Atos. Après ce volte-face, durant l'été, les créanciers et les banques se sont entendus pour reprendre eux-mêmes l'entreprise.
Leur accord comprend notamment une augmentation de capital de 233 millions d'euros et une réduction de la dette d'environ 3 milliards d'euros. Cette procédure a d'ailleurs été largement approuvée par les créanciers et actionnaires du groupe informatique français, le 28 septembre.
La prochaine étape sera la décision du tribunal de commerce sur l'approbation de la procédure de sauvegarde accélérée, qui doit tomber fin octobre.
En attendant de trouver une porte de sortie, le groupe souffre. Il a subi une perte nette de 1,9 milliard d'euros au premier semestre après d'importantes dépréciations d'actifs et la fin de contrats clients dans la région Amériques.
Surtout, début septembre, Atos a prévenu que son chiffre d'affaires pourrait s'établir à 9,7 milliards d'euros en 2024, contre les 9,8 milliards prévus lors de son précédent plan publié en avril. Soit une baisse de 4% par rapport à 2023. L'entreprise prévoit aussi des charges d'intérêts en numéraire, une génération de trésorerie et un levier de financement plus faibles que prévu sur la période. En outre, elle anticipe toujours une génération de trésorerie positive en 2026, mais « plus faible que prévu initialement ».
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Atos espère une rentrée d'argent frais avec la vente de ses activités jugées stratégiques et sensibles à l'Etat français. Mais les 700 millions d'euros promis devront d'abord servir à rembourser la dette en priorité selon les termes du plan de restructuration.
(Avec AFP)
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