En difficulté, Atos revoit ses prévisions à la baisse
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Atos s'attend à ce que son chiffre d'affaires s'établisse à 9,7 milliards d'euros en 2024, contre les 9,8 milliards prévus lors de son précédent plan publié en avril.
Stephane Mahe
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Atos s'attend à ce que son chiffre d'affaires s'établisse à 9,7 milliards d'euros en 2024, contre les 9,8 milliards prévus lors de son précédent plan publié en avril.
Stephane Mahe
Dans un communiqué, le groupe d'informatique français a indiqué ce lundi s'attendre à ce que son chiffre d'affaires s'établisse à 9,7 milliards d'euros en 2024, contre les 9,8 milliards prévus lors de son précédent plan publié en avril. Soit une baisse de 4% par rapport à 2023.
Atos prévoit aussi des charges d'intérêts en numéraire, une génération de trésorerie et un levier de financement plus faibles que prévu sur la période. Il anticipe toujours une génération de trésorerie positive en 2026, mais « plus faible que prévu initialement ». Sur les marchés, Atos cédait 3,15%% à 79 centimes, ce lundi matin vers 11h30.
Ces ajustements reflètent les mauvais résultats du groupe au premier semestre, qui a déploré une perte nette de 1,9 milliard d'euros après d'importantes dépréciations d'actifs et la fin de contrats clients dans la région Amériques. Le calendrier de mise en œuvre de son plan de restructuration demeure « inchangé », précise Atos, avec une audience devant le tribunal le 15 octobre concernant l'approbation du plan de sauvegarde accéléré.
La dépréciation d'actifs consiste pour une entreprise à ajuster la valeur d'un actif dans ses comptes par rapport à celle qu'elle lui accordait jusqu'alors. Côté activité, le groupe a aussi vu son chiffre d'affaires global chuter de 10%, à 4,96 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année. La baisse d'activité a autant affecté le pôle Eviden, qui regroupe la cybersécurité, le numérique et le « big data », dont le chiffre d'affaires à chuté de 7,9% à 2,4 milliards d'euros, que la branche Tech Foundations (infogérance), qui a connu un recul de ses ventes de 11,8% à 2,6 milliards d'euros. A périmètre et changes constants, le chiffre d'affaires global a baissé de 2,7%, dont 4,2% pour Eviden et 1,4% pour Tech Foundations.
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Pour rappel, l'ex-fleuron de la tech est entré en juillet en procédure de sauvegarde accélérée. Celle-ci doit lui permettre de sortir la tête de l'eau, avec la mise en œuvre de son plan de restructuration - dont le montant atteint 1,75 milliard d'euros. Plombé par une dette brute colossale de près de 5 milliards d'euros, Atos avait enclenché en février une procédure de restructuration. Le groupe a rappelé que sa mise en œuvre « entraînera une dilution massive des actionnaires actuels d'Atos ».
Après le retrait fin juin du consortium mené par Onepoint, premier actionnaire d'Atos initialement choisi pour mener à bien ce sauvetage, les créanciers et les banques se sont entendus pour reprendre et sauver eux-mêmes l'entreprise. Leur accord comprend notamment une augmentation de capital de 233 millions d'euros et une réduction de la dette d'environ 3 milliards d'euros.
Mi-juin, l'État français avait fait une offre de 700 millions d'euros pour acheter les activités d'Atos jugées stratégiques et sensibles, dont des supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire française, les contrats avec l'armée française et les produits de cybersécurité. Bercy a également octroyé un prêt de 50 millions d'euros à l'entreprise et acquis une « action de préférence » lui permettant de mettre son veto à certaines opérations au niveau de Bull, la filiale qui construit ces supercalculateurs.
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Atos a précisé le 1er août que la finalisation de la négociation de cette convention visant « à protéger les intérêts de souveraineté » de l'État devrait être finalisée en octobre tandis que l'émission de l'action de préférence est prévue pour le deuxième semestre.
(Avec AFP)
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