Atos : même les grands groupes peuvent mourir...
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L’État doit impérativement et uniquement se préoccuper des activités de supercalculateurs et des services associés d'Atos.
Stephane Mahe
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L’État doit impérativement et uniquement se préoccuper des activités de supercalculateurs et des services associés d'Atos.
Stephane Mahe
Plombé par une dette financière colossale de 4,9 milliards d'euros, Atos survivra-t-il à ce chaos qui l'entraîne dans un puits sans fonds ? Et si ce n'était pas le cas, qu'adviendrait-il ? Même si Atos joue le tout pour le tout en tentant de trouver d'ici au mois de juillet un plan de refinancement validé par ses créanciers financiers, Atos pourrait disparaître, tout comme Alcatel, qui faute d'avoir pris à temps le train de la 2G et la 3G, a disparu ou presque.
Car Atos, s'il a toutefois obtenu une bouffée d'oxygène avec un apport de liquidités sur le court terme à hauteur de 450 millions d'euros (300 millions venant des banques, 100 millions des investisseurs obligataires et 50 millions de l'État), est à la dérive depuis plusieurs années. In fine, l'avenir d'Atos, qui a besoin de 600 millions d'euros de cash sur 2024 et 2025 pour soutenir ses opérations, va dépendre des stratégies poursuivies par les créanciers, en tant que potentiels apporteurs de capital d'ici le 26 avril, et par les actionnaires actuels du groupe. Ils voteront en juillet sur les différentes solutions proposées par les créanciers du groupe.
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Si la marque Atos disparaît, les activités du groupe numérique ne vont pas pour autant disparaître. Elles seraient vendues à la découpe, en trois ou quatre activités même si Onepoint, aidé par le fonds Butler Industries, souhaite conserver l'intégralité du groupe. Il est vrai que la double séquence avec Airbus pourrait avoir refroidi des investisseurs. Pourtant très intéressé, le géant de l'aéronautique a refusé l'obstacle par deux fois pour des raisons très différentes (achat de 30% d'Eviden, puis rachat des activités Big Data & Security-BDS). Par ailleurs, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, malmené par une fronde parlementaire inédite, n'a pas franchi lui non plus le pas pour racheter les activités d'infogérance regroupées dans TechFoundations (5,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires).