Atos : le plan de sauvegarde validé par les créanciers et les actionnaires
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Le groupe Atos a essuyé de lourdes pertes au premier semestre.
Benoit Tessier
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Le groupe Atos a essuyé de lourdes pertes au premier semestre.
Benoit Tessier
Le géant français de l'informatique va-t-il sortir du marasme ? Après un premier semestre tourmenté, le plan de sauvegarde d'Atos, dont la procédure a débuté en juillet, a été largement approuvé par les créanciers et actionnaires du groupe informatique français, a-t-il annoncé vendredi soir, avant une audience devant le tribunal de commerce en octobre.
Les actionnaires et les créanciers "ont voté en faveur du projet de plan à la majorité requise", soit plus des deux tiers des votes exprimés, a précisé l'entreprise dans un communiqué. Les créanciers avaient jusqu'à jeudi pour se prononcer tandis que les actionnaires, qui se verront massivement dilués à l'issue de la procédure, ont voté vendredi.
Plombé par une dette brute colossale de près de 5 milliards d'euros, l'ex-fleuron de la "tech", qui compte quelque 90.000 salariés dans le monde, est entré en juillet dans une procédure de sauvegarde accélérée qui doit lui permettre de sortir la tête de l'eau, avec notamment la mise en oeuvre de son plan de restructuration dont le montant atteint 1,75 milliard d'euros.
Après le retrait fin juin du consortium mené par Onepoint, premier actionnaire d'Atos initialement choisi pour mener à bien ce sauvetage, les créanciers et les banques se sont entendus pour reprendre eux-mêmes l'entreprise. Leur accord comprend notamment une augmentation de capital de 233 millions d'euros et une réduction de la dette d'environ 3 milliards d'euros.
Le groupe a subi une perte nette de 1,9 milliard d'euros au premier semestre après d'importantes dépréciations d'actifs et la fin de contrats clients dans la région Amériques.
Atos espère une rentrée d'argent frais avec la vente de ses activités jugées stratégiques et sensibles à l'Etat français - notamment des supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire française, des contrats avec l'armée française et les produits de cybersécurité - pour 700 millions d'euros. Mais cette somme devra servir à rembourser la dette en priorité selon les termes du plan de restructuration.
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La prochaine étape sera la décision du tribunal de commerce sur l'approbation de la procédure de sauvegarde accélérée, qui doit tomber fin octobre.
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Partenaire informatique mondial du Comité international olympique (CIO) depuis 2002, Atos a été l'un des piliers technologiques des Jeux olympiques de Paris, en charge notamment de la cybersécurité.
(Avec AFP)
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