Atos vend sa filiale critique Worldgrid au français Alten
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L'ex-fleuron français de la tech, Atos, a annoncé mardi la vente à la société française Alten de sa filiale hautement critique Worldgrid (Photo d'illustration).
Stephane Mahe
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L'ex-fleuron français de la tech, Atos, a annoncé mardi la vente à la société française Alten de sa filiale hautement critique Worldgrid (Photo d'illustration).
Stephane Mahe
Bonne nouvelle pour l'ex-fleuron français de la tech. Atos, a annoncé mardi la vente à la société française Alten de sa filiale hautement critique Worldgrid. Cette dernière conçoit les systèmes de pilotage des centrales nucléaires, notamment pour EDF. Atos « annonce aujourd'hui avoir signé un accord de cession avec Alten SA (« Alten ») pour la vente de son activité Worldgrid pour une valeur d'entreprise de 270 millions d'euros », annonce dans un communiqué le groupe qui vise une transaction finalisée « avant la fin de l'année ».
Worldgrid emploie près de 1.100 employés et a généré en 2023 un chiffre d'affaires d'environ 170 millions d'euros. De son côté, Alten est « un acteur reconnu de l'informatique et de l'ingénierie avec une expertise et des offres de produits dans le secteur de l'énergie et des services publics », détaille le communiqué.
L'annonce de cette vente avait été faite en juin. L'opération revêt un caractère stratégique pour la sécurité industrielle du parc nucléaire français. Atos est même en discussions avec l'Etat pour lui céder ses « activités stratégiques ». Celles-ci comprennent notamment les supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire.
En juin, l'Etat français avait ainsi fait une offre de 700 millions d'euros pour éviter que ces activités sensibles ne tombent entre les mains d'acteurs étrangers. Une proposition qui n'était pas au goût d'Atos, qui a fourni à l'Etat une offre révisée. Les deux parties poursuivent leurs négociations. Fin octobre, l'Etat a néanmoins acquis une action de préférence de sa filiale de supercalculateurs pour obtenir un droit de veto.
Par ailleurs, l'ex-fleuron de la tech compte sur la réalisation de son plan de restructuration, entre novembre et décembre 2024, voire janvier 2025, pour redresser la barre et se désendetter. Ce plan, voté début septembre par les créanciers et les actionnaires, a été élaboré après l'abandon du rachat d'Atos par son actionnaire principal Onepoint.
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Outre un allègement de la dette de 3 milliards d'euros, sur un total de près de 5 milliards, il prévoit une augmentation de capital et une dilution « massive » des actionnaires. Pour rappel, Atos a perdu plus de 90% de sa valeur en Bourse depuis le début de l'année et a revu à la baisse ses projections pour la période 2024-2027.
(Avec AFP)
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