Supercalculateur « IA militaire » : l'Etat prêt à aider Atos à devenir compétitif
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La loi de programmation militaire prévoit un total de 2 milliards d'euros dédiés à l'IA.
Stephane Mahe
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La loi de programmation militaire prévoit un total de 2 milliards d'euros dédiés à l'IA.
Stephane Mahe
Atos a perdu un appel d'offres contre plus fort que lui, Hewlett Packard (HPE) et Orange. Un appel d'offres destiné à doter l'Agence ministérielle pour l'IA de défense (AMIAD) d'un supercalculateur IA militaire le plus rapidement possible. L'AMIAD était confrontée à une urgence opérationnelle avec le lancement de ce premier marché. Et il n'y a pas eu besoin de photo-finish de la part de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (Dirisi), qui a géré la compétition, pour départager les deux candidats. Car, selon nos informations, le groupe français de technologies numériques était moins-disant en termes de prix d'achat (un écart de prix de l'ordre de 15% à 20%) et de maintenance, de performances techniques sur les caractéristiques clés (de deux à trois fois moins performant) et, enfin, de délais de livraison (plusieurs mois pour une livraison prévue en moins d'un an).
Le résultat de la compétition est certes cruel pour Atos mais la copie du groupe français est largement en deçà de celle de HPE/Orange. Ce qui a conduit la Dirisi a sélectionné le supercalculateur de HPE, doté d'une couche de soft sécurisée (cyber) fournie par Orange. Il en a informé, comme il se doit, le ministère des Armées. L'Hôtel de Brienne doit maintenant valider ou non ce contrat estimé à plus de 100 millions d'euros (entre 100 et 200 millions d'euros) alors que cette sélection a soulevé une vague d'indignation au sein de la classe politique, qui critique ce choix au nom de la souveraineté nationale.
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Le ministre des Armées Sébastien Lecornu s'attend d'ailleurs à être très rapidement interpellé sur ce dossier, certainement dès ce lundi après-midi lors de son audition par la Commission de la défense, qui doit l'entendre sur le budget 2025. Des questions très légitimes puisque ce matériel est très critique : les armées testeront l'IA embarquée dans les systèmes d'armes en maintenant un fort degré de protection. Les industries de défense pourront aussi l'utiliser et le nourrir avec leurs données.
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