La nouvelle IA « o1 » d'OpenAI, un premier pas vers la superintelligence
François Manens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

o1 peut d'ores et déjà être testé sur ChatGPT.
DADO RUVIC
François Manens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

o1 peut d'ores et déjà être testé sur ChatGPT.
DADO RUVIC
C'est une avancée nécessaire pour le futur de l'intelligence artificielle. Jeudi soir, OpenAI a présenté sa nouvelle famille de modèles d'IA, qui répond au nom « o1 », car elle « remet les compteurs à zéro » dixit l'entreprise. Capable de mieux raisonner que les IA d'aujourd'hui et d'organiser des « chaînes de pensées » avant de répondre, o1 est un premier pas vers l'autonomie des IA promise par l'industrie, même s'il en reste évidemment très éloigné. Dans l'immédiat, OpenAI promet qu'il ouvre « un nouveau niveau de capacité pour l'IA », qui devrait se traduire en nouveaux cas d'usages.
Il s'agit donc bel et bien d'une toute nouvelle branche de la technologie, avec ses propres avantages et désavantages par rapport à GPT-4, l'IA qui a fait le succès de l'entreprise et qui sert de moteur à ChatGPT. Meilleure pour répondre à des problèmes de maths complexes, pour résoudre des énigmes, ou encore pour organiser des emails par ordre d'importance, elle n'a pas accès au même volume de connaissances GPT-4 et s'avère moins performante dans certaines tâches. Surtout, o1 est bien plus lente à répondre et coûte plus de trois fois plus cher à l'utilisation que GPT-4o, le modèle d'OpenAI le plus puissant actuellement.
À lire également
Pour les curieuses et les curieux, o1 peut d'ores et déjà être accessible aux 11 millions d'abonnés aux offres payantes de ChatGPT. Mais il s'agit d'une version bridée : certaines fonctionnalités, comme l'analyse d'image, sont encore en attente de tests supplémentaires, et le nombre de requêtes reste limité à 30 messages par semaine pour la version normale (o1-preview) et 50 pour la version moins puissante (o1-mini). De plus, OpenAI insiste : ce o1 présenté jeudi 12 septembre n'est qu'un « aperçu » des capacités du modèle, destiné à recevoir des mises à jour régulières.
François Manens
Chez Meta, la responsable de l’IA au travail part en pleine contestation interne
Tibi 3 : les investisseurs institutionnels débloquent 13 milliards d'euros sur 7 ans pour financer la tech
Musique : l'inégale répartition des 319 millions d’euros versés par Spotify aux artistes français
W, le réseau social européen qui compte défier X