Comment l'Ile-de-France compte devenir un centre européen de l'IA
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Elodie Gregoire/ABACA
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Elodie Gregoire/ABACA
Mistral AI le francilien, égérie de la souveraineté technologique tricolore, qui développe hors de France un projet d'IA bas carbone ? Allons allons, cela aurait fait mauvais genre. « Ils ont un peu hésité sur la localisation de leur site », confie Valérie Pécresse dans un sourire, lors de la présentation des initiatives de la Région Ile-de-France dans l'IA à VivaTech, jeudi 12 juin.
« Mais il n'était pas question qu'ils partent dans le nord de l'Europe ou ailleurs, donc on a mis le paquet pour qu'ils puissent rester ici », se réjouit la présidente (LR) de la région. Pour retenir son grand champion, la collectivité a donc sorti le chéquier et investi 3 millions d'euros dans la licorne francilienne, pour lui permettre d'entraîner en Ile-de-France un modèle de langage « low carbon » capable de comprendre et de générer 20 langues européennes, tout en consommant moins de ressources.
À lire également
Ce modèle sera opéré dans le data center francilien du français Eclairion, un nouvel acteur français spécialisé dans la conception d'infrastructures de nouvelle génération, spécialisées dans les besoins des IA. Les serveurs fonctionneront à 100 % avec de l'électricité décarbonée. Il sera la « première brique » de l'Open AI Infrastructure Factory, un projet que la Région soutient depuis janvier 2025 à hauteur également de 3 millions d'euros. « Il nous faut limiter l'énergie consommée par les IA et développer en France, et particulièrement en Ile-de-France, les infrastructures de nouvelle génération qui réduiront le coût environnemental de l'IA », explique Valérie Pécresse.