Comment Onepoint fait de la souveraineté française l’une de ses priorités

David Zouari, associé chez Onepoint.
Reuters

David Zouari, associé chez Onepoint.
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« La souveraineté française est un élément clé depuis la création de OnePoint en 2002 par David Layani et Atos était un projet industriel qui visait à renforcer cette souveraineté », commente David Zouari, associé chez Onepoint. Ce ne sera pourtant pas cet acteur de la tech spécialisé dans la transformation digitale qui reprendra l'ex-fleuron français de l'informatique.
Pour rappel, Atos, lourdement endetté, a enclenché en février une procédure de restructuration. Malgré la présence de plusieurs potentiels repreneurs dont le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, c'est finalement l'offre de Onepoint, à la tête d'une coalition composée de Butler Industries, d'Econom et d'un groupe de créanciers de la société, qui a été choisie par le Conseil d'administration d'Atos début juin.
Mais, surprise, alors que David Layani devait devenir le patron de l'ex-fleuron français, Onepoint a finalement décidé de retirer son offre le mercredi 26 juin. L'homme d'affaires a même démissionné du conseil d'administration d'Atos et l'entreprise compte par ailleurs sortir du capital du groupe informatique alors qu'elle en est le premier actionnaire avec plus de 11% du capital. Onepoint avait indiqué avoir « constaté que les conditions n'étaient pas réunies pour conclure un accord ouvrant la voie à une solution pérenne de restructuration financière et de mise en œuvre ».
Malgré l'échec de ce rapprochement, Onepoint reste attaché à défendre la souveraineté française. Et pour l'entreprise cela passe par son implantation dans les régions.
L'entreprise, implantée dans 16 pays et qui compte plus de 3.300 employés, a d'ailleurs choisi d'implanter sa première antenne dans le Sud à Aix-en-Provence. Proximité avec les clients, développement de la région... David Zouari a même annoncé, ce samedi, la signature récente d'un partenariat avec l'Olympique de Marseille pour réaliser son bilan carbone.
Une implantation dans les régions qui s'est particulièrement développée depuis la crise sanitaire quand de nombreux talents sont partis s'installer ailleurs que dans la capitale. Onepoint est donc également présent à Nantes, à Lyon, Rennes, Bordeaux ou encore Toulouse.
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Mais selon l'associé, c'est surtout le développement des talents français, travaillant ensuite pour Onepoint à l'international, qui fait rayonner la France. « C'est important pour faire valoir la souveraineté nationale et promouvoir d'autant plus les régions », complète-t-il.
Néanmoins, l'entreprise fait face, comme tous les géants de la tech, à une pénurie de talents. D'après l'Institut Montaigne, près de 10% des emplois dans le numérique, c'est-à-dire 85.000 postes n'étaient pas pourvus en 2022. Autre cause du manque de main d'œuvre dans le secteur : la faible présence des femmes qui ne représentent même pas 30% des emplois.
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Pas de quoi pour autant décourager l'entreprise. Onepoint a développé différentes solutions comme la création de l'école Onepoint qui « vise à renforcer l'expertise de ses employés tout au long de leur carrière », pointe David Zouari.
>>> Retrouvez en vidéo l'entretien avec David Zouari