Cybersécurité : les hackers à l'assaut du secteur maritime et portuaire

Pascale Paoli Lebailly
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« Il y a un angle mort sur la sécurité maritime. »
CCIMBO

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« Il y a un angle mort sur la sécurité maritime. »
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Avec l'entrée en vigueur de la loi NIS2, transposition de la directive européenne Network and Information Systems, destinée à harmoniser les pratiques, 15 000 grands groupes et PME en France, au lieu de 500 précédemment, vont se voir imposer des règles de cyberdéfense. Le maritime, au même titre que la santé, transports ou la gestion des déchets, se situe dans la liste des dix-huit secteurs concernés par cette directive. L'association brestoise France Cyber Maritime, dont la mission est de contribuer au renforcement de la cybersécurité du secteur maritime et portuaire français, y voit là l'occasion pour les entreprises de transport maritime, les chantiers navals ou les petits ports, de prendre au sérieux les menaces.
« Il y a un angle mort sur la sécurité maritime. Pourtant, en 2023, 612 incidents de cybersécurité impactant le secteur maritime et portuaire ont été recensés au niveau mondial », fait savoir Xavier Rebour, directeur de France Cyber Maritime, dont le centre de veille et d'alerte M-Cert vient de publier son panorama 2023, en partenariat avec l'expert du renseignement OWN.
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Dans le détail, « en 2023, plus de 300 attaques liées à l'hacktivisme, impliquant vol ou diffusion de données, ont été recensées. L'activité cybercriminelle, notamment via les rançongiciels, a également doublé en un an. Ces menaces ciblent principalement les infrastructures portuaires et les entreprises les plus vulnérables aux États-Unis et en Europe de l'Ouest, dans un contexte marqué par le conflit russo-ukrainien. Viennent ensuite la construction et la maintenance navale, industries également touchées par les menaces étatiques du fait de la dualité civile et militaire, et les services à la marchandise. À partir du moment où 15 000 entités sont concernées par la loi NIS2, mieux connaître la menace c'est mieux se protéger », résume le directeur de l'association fondée en 2020 et présent lors du salon Sea Tech Week dédié à l'innovation maritime.
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