Du collège aux entreprises, le plan de Microsoft France pour former à la cybersécurité
François Manens
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Charles Platiau
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Microsoft France semble bien déterminé à devenir une plaque tournante de la formation française en tech. Après l'intelligence artificielle, le cloud et le développement d'applications, l'entreprise se penche ce 31 mai sur un nouveau domaine : la cybersécurité. L'entreprise lance un "Plan compétences", qui vise à former 10.000 nouveaux professionnels de la cybersécurité en 3 ans. Pour y parvenir, Microsoft compte sur ses formations certifiantes destinées aux professionnels en poste mais aussi sur le niveau universitaire.
Comme pour les plans sur l'IA et le cloud, le plan cybersécurité sera incarné par une école destinée à former des demandeurs d'emploi en quête de réorientation professionnelle. Microsoft France reproduit ainsi le modèle qu'elle développe depuis 2018 avec la startup Simplon, qui a mené à l'émergence de 40 écoles Microsoft, pour plus de 900 personnes formées à différents métiers de la tech.
"En France seulement, on compte aujourd'hui 15.000 postes vacants dans
le secteur de la cybersécurité", chiffre l'entreprise. Ce constat fait partie des principales préoccupations des acteurs de l'écosystème, puisqu'il leur pose à la fois des problématiques opérationnelles et des coûts supplémentaires sur le recrutement.
"Ce manque de compétences est un sujet central dans le milieu, et il s'accompagne d'un second problème, plus global, le manque de sensibilisation de la population sur les sujets cyber", diagnostique auprès de La Tribune Corine de Bilbao, présidente de Microsoft France. D'après une étude commandée par Microsoft en partenariat avec IDC, 64% des entreprises envisagent de mieux sensibiliser et éduquer leurs équipes à la cyber sous deux ans, et plus des deux tiers d'entre elles se disent prêtes à investir sur le sujet.
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Face à ces enjeux, la posture de Microsoft est double : d'un côté, l'entreprise est un des plus gros acteurs du secteur et se confronte aux difficultés de recrutement. De l'autre, ses logiciels sont parmi les plus visés par les attaquants : parmi eux, l'Active Directory (AD), utilisé par plus de 90% des entreprises dans le monde. Grossièrement, ce logiciel sert d'annuaire aux réseaux, et gère les accès à aux systèmes informatiques. Si un acteur malveillant parvient à atteindre l'AD et à le manipuler, il peut donc s'introduire dans les affaires de l'entreprise à sa guise. En sensibilisant les membres des organisations aux bases de l'hygiène numérique et sur les protections spécifiques à ses logiciels le géant américain renforce indirectement la sécurité de ses produits et celle de ses clients.
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François Manens