Pourquoi les femmes peinent encore plus à décrocher des diplômes d’ingénieur
Marine Protais
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En 2025, la part des femmes diplômées en numérique plafonne à 19 % en France.
Reuters
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En 2025, la part des femmes diplômées en numérique plafonne à 19 % en France.
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Les femmes manquent à l'appel dans les formations techniques, qui mènent ensuite au carrière dans le numérique et l'industrie. Le rapport Gender Scan, publié par le cabinet Global Contact, illustre cette réalité d'année en année. L'édition 2025 « Gender Scan Etudiants ingénieurs 2025 », publiée ce 20 mars, ne fait malheureusement pas exception.
La part de diplômées en ingénierie diminue à tous les niveaux d'études en France (-13 % en cycle court, -13 % en maîtrise) un recul bien plus marqué que dans le reste de l'Europe. Dans le numérique et l'informatique, la féminisation ne progresse que pour les formations courtes (moins de 3 ans), mais chute aux niveaux master et doctorat.

Le nombre de diplômées en numérique a pourtant augmenté de 50 % en France entre 2013 et 2021 pour atteindre 6 021. Cette progression reste toutefois moins impressionnante que dans le reste de l'Europe (89 % pour l'ensemble du continent), mais certains pays partaient d'un nombre bien moins élevé de diplômées.
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Autre grief : cette progression en valeur absolue ne s'accompagne pas d'un véritable rééquilibrage. En 2025, la part des femmes diplômées en numérique plafonne à 19 % en France, sous le seuil symbolique des 20 %, tandis que la moyenne européenne atteint 21 %. Même constat en ingénierie de transformation et de production, où elles représentent 24 % des diplômés en France contre 27 % en Europe.
Marine Protais