Écoles d’ingénieurs : la low-tech bouleverse les codes de l’enseignement
Ingrid Labuzan
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Photo de Emile Perron sur Unsplash
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« Le discours de fin d'année de Clément Choisne
(jeune ingénieur de Centrales Nantes, NDLR),en 2018, qui a expliqué qu'il ne se reconnaissait pas dans le parcours d'école d'ingénieurs, qu'il manque de sens, a été un coup de tonnerre. Une autre impulsion est ensuite venue de l'extérieur : le navigateur Roland Jourdain a demandé que l'on sensibilise les étudiants aux défis environnementaux. De là a émergé l'idée de proposer une option low-tech, centrée sur des projets concrets »,
raconte Jean-Marc Benguigui, qui a conçu et dirige le programme low-tech de Centrale Nantes. S'ils ne sont que six étudiants à choisir cette voie cette année - elle existe depuis un an -, il ne faudrait pas pour autant en minimiser la portée.« Les ingénieurs sont techno-solutionnistes : ils aiment penser que la science et la technique résoudront les problèmes. La low-tech est une approche, une vision, réellement différente, qui implique de trouver des solutions avec l'existant, de questionner la place de la technique »
, poursuit Jean-Marc Benguigui.À lire également
« En plus de la formation technique autour du numérique, nous évoquons les questions de responsabilité, d'éthique et de sobriété avec tous nos étudiants, mais nous voulions aller plus loin. Avant de concevoir une solution, les étudiants doivent apprendre à réinterroger le besoin, puis à penser l'impact de leur solution. La low-tech dans le numérique, c'est savoir mettre le bon niveau de technologie face à un besoin, ne pas ajouter de briques inutiles. »
Ingrid Labuzan
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