Le Sommet de l'action pour l'IA se veut tourné vers les opportunités de la technologie, plus que sur ses risques. Un narratif qui déplaît à un certain nombre d'acteurs, dont des syndicats d'artistes et des associations, qui organisent des contre-événements parallèles.Alors qu'au Grand-Palais, chefs d'Etat et patrons échangeront sur le besoin d'adopter l'IA, et de faire de l'Europe une puissance internationale du secteur, une autre ambiance agitera le théâtre de la Concorde lundi 10 février. Un « contre-sommet de l'intelligence » s'organise dans ce lieu du 8ème arrondissement de Paris.
« Gigantesque messe propagandiste »
L'idée : proposer une alternative à « l'éternel refrain des formidables « opportunités » offertes par l'automatisation sans cesse croissante des affaires humaines » qui sera attendu lors de cette « gigantesque messe propagandiste », peut-on lire sur le site de ce contre-sommet.
L'événement accueillera des représentants des syndicats, notamment la CGT et le syndicat des scénaristes, le philosophe Eric Sadin, Anne Hidalgo et des artistes comme le musicien Bertrand Burgalat et le comédien Vincent Elbaz. Les discussions tourneront autour des problèmes actuels de l'IA : son impact sur les métiers de la création et sur l'éducation, son empreinte environnementale.
Ce n'est pas le seul sommet de l'IA alternatif qui se tient en parallèle. Le 8 février, l'association Pause AI organise une journée de conférences baptisée Control.ia et prépare une manifestation le 10 février, place de la Bastille à Paris. Les organisateurs, qui se disent ni technophobes ni luddites, plaident pour un meilleur encadrement de l'intelligence artificielle. L'événement a réuni des experts et représentants de la société civile sur les enjeux de sécurité de l'IA - « qui ont été largement minimisés dans l'agenda officiel du Sommet », précise Maxime Fournes, président de Pause AI.