IA : pourquoi la Bretagne se tient à l'écart des grands data centers

Pascale Paoli Lebailly
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(photo d'illustration)
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Pour accueillir sur son territoire les énormes data centers dédiés à l'intelligence artificielle, il faut pouvoir réunir a minima trois conditions : du foncier disponible, une proximité avec les lieux de production et un réseau de raccordement électrique efficace. Sur au moins deux critères, la Bretagne ne coche pas la case. Alors que sa production d'électricité continue d'augmenter (un tiers de sa consommation) notamment grâce aux énergies renouvelables, la région importe 66% de l'énergie consommée. Et surtout, son foncier est rare : seuls 9.000 hectares seront à répartir d'ici à 2030 en application de la loi relative à la zéro artificialisation nette des sols.
Pourtant, que cette terre de numérique, de la cybersécurité et de la cyberdéfense, ne figure pas dans la liste des régions qui, sur le papier, accueilleront les 35 futurs data centers pour l'intelligence artificielle annoncés par l'Élysée en amont du Sommet pour l'action sur l'IA, peut surprendre. Pas de quoi interpeller plus que cela le Conseil régional.
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« Il est ici question de data centers qui développeront des capacités de calcul conséquentes pour faire tourner des services IA. Leur construction est gourmande en eau, en énergie, en foncier, et finalement peu créatrice d'emplois. La Bretagne a fait le choix de privilégier, sur un foncier qui se raréfie, des entreprises industrielles qui font vivre les territoires, y compris les pépites du numérique qui se développent autour de l'IA, du stockage et du traitement de données » commente Laurence Fortin, vice-présidente chargée des territoires, de l'économie et de l'habitat, jointe par La Tribune.
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