Le chiffre d'affaires des éditeurs de logiciels en hausse dans un marché ultra-concentré

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Ubisoft est l'un des géants de l'édition des logiciels avec 1,3 milliard d'euros de CA mais aussi le symbole d'une forte concentration du secteur.
Ubisoft est l'un des géants de l'édition des logiciels avec 1,3 milliard d'euros de CA mais aussi le symbole d'une forte concentration du secteur. (Crédits : © Jonathan Alcorn / Reuters)
Les éditeurs français de logiciels affichent une très bonne santé économique. Ce constat posé, le chiffre d'affaires du secteur reste, dans le détail, concentré sur quelques géants.

Le secteur des éditeurs de logiciels français est en pleine expansion. Le syndicat français des éditeurs de logiciels Syntec et le cabinet Ernst and Young viennent de livrer leur étude annuelle sur les 250 plus grands éditeurs de logiciels français (384 entreprises sont prises en compte dans l'étude globale en réalité) dans laquelle ils analysent la santé économique de ce marché.

Le premier enseignement est que le chiffre d'affaires du secteur de l'édition de logiciels est en forte hausse (+ 15 % entre 2014 et 2015). Et même si la croissance a ralenti entre 2014 et 2015, elle reste soutenue depuis au moins 2011.

En passant, la souris sur les différents élément du graphique interactif, vous pouvez faire apparaître des infobulles en surbrillance pour plus d'informations.

D'après le syndicat des éditeurs, deux géants se distinguent par leurs chiffres d'affaires. Il s'agit de Critéo (1,2 milliard d'euros de CA) suivie de Dassault Systèmes (2,5 milliards d'euros).

Des perspectives d'embauches importantes

Avec cette bonne santé économique, le secteur a recruté 17.800 nouveaux employés entre 2013 et 2015 passant de 127.791 employés à 145.511 pour un échantillon de 368 sociétés étudiées. Les éditeurs de logiciels sont encore fortement implantés en France malgré une ouverture à l'international. Une grande partie des effectifs demeure sur le territoire mais les sociétés françaises éprouvent des difficultés à recruter. Ces complications peuvent s'expliquer entre autres par le recrutement des développeurs français à l'étranger et aux Etats-Unis ou par l'implantation d'entreprises étrangères en France qui recrutent des profils français.

La part des effectifs consacrée à la R&D s'accroît d'année en année. Cette hausse continue des effectifs en R&D est liée en grande partie au besoin toujours plus important des développeurs.

Une forte concentration du secteur

Selon les travaux du syndicat et du cabinet, le secteur des logiciels connaît encore une forte concentration. Ainsi, 7 % des éditeurs réalisent 70 % du chiffre d'affaires. Et 43 % réalisent moins de 2 % du CA comme l'indique le graphique ci-dessous.

L'observation par taille d'entreprise en fonction du CA montre que que près de 60 % des entreprises du secteur réalisent un chiffre d'affaires entre 0 et 10 millions d'euros. La catégorie intermédiaire (entre 50 et 100 millions d'euros) comprend un petit nombre de sociétés, qui réalise la part de chiffre d'affaires la plus faible de l'échantillon retenu. Le phénomène de concentration illustre la difficulté des compagnies à dépasser les 50 millions de CA, le seuil serait étroitement lié "au degré d'internationalisation de l'activité".

Dans le top 10 du classement réalisé pour l'étude, figurent des géants tels que Ubisoft, Critéo ou Murex. Mais au regard des données disponibles dans la publication, il y a un contraste entre le top 3 et les autres en termes de chiffres d'affaires. Dassault Systèmes, Ubisoft et Critéo dominent vraiment ce marché avec plus de 5 milliards de CA cumulés à eux trois.

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Méthodologie : Le Top 250 des éditeurs de logiciels français est réalisé sur la base d'une enquête par questionnaire conduite auprès des acteurs français du logiciel. Le classement général est effectué, dans cette édition 2015, sur la base du chiffre d'affaires correspondant à l'activité d'édition de logiciels de 384 éditeurs.

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Commentaires
a écrit le 16/09/2016 à 10:20 :
C'est Cegedim et pas cegedium.
Enfin ca l'etait, depuis le rachat il va plus rester grand chose ....

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