Toulouse se dote d'un nouveau supercalculateur dopé à l'intelligence artificielle
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le supercalculateur Kairos livré par Bull à Toulouse.
Rémi Benoit
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le supercalculateur Kairos livré par Bull à Toulouse.
Rémi Benoit
La décision a provoqué un tollé mondial. Le 12 juin dernier, l'administration Trump a brutalement contraint Anthropic à couper l'accès à ces deux modèles d'intelligence artificielle les plus puissants aux utilisateurs étrangers, invoquant la sécurité nationale.
« Les supercalculateurs, les modèles d'IA et les données sont devenus des ressources stratégiques et dont l'accès peut aujourd'hui être conditionné par des décisions géopolitiques. Dans ce contexte, il est fondamental que l'Europe ne soit pas juste utilisatrice des technologies mais puisse développer ses propres capacités scientifiques et qu'elle maîtrise ces infrastructures. Le supercalculateur Kairos contribue à cette souveraineté scientifique et numérique », fait valoir Jocelyn Méré, délégué régional de la circonscription Occitanie Ouest du CNRS.
À lire également
L'unité de recherche toulousaine dispose d'un nouveau supercalculateur. Implantée au sein de l'Espace Clément Ader, qui abrite aussi les supercalculateurs de Météo-France et le Data Center régional, l'infrastructure de calcul intensif Kairos va permettre de tripler les capacités de calcul par rapport à son prédécesseur Olympe. « Le supercalculateur Kairos nous permet de faire près de 5 millions de milliards de calculs par seconde grâce à 24 000 cores (contre 13 000 pour le précédent) et 64 GPU (processeurs graphiques) », explique Nicolas Renon, directeur technique du mésocentre CALMIP. L'infrastructure a été livrée par le fabricant français Bull et il comprend des processeurs de l'américain Nvidia.
