Le japonais SoftBank Group enregistre une lourde perte, pénalisé par ses investissements
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Cette perte de SoftBank au troisième trimestre s'explique notamment par les mauvaises performances de sa division Vision Fund.
Kim Kyung Hoon
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Cette perte de SoftBank au troisième trimestre s'explique notamment par les mauvaises performances de sa division Vision Fund.
Kim Kyung Hoon
Résultats en demi-teinte pour Softbank Group. Le géant japonais des investissements dans les nouvelles technologies a enregistré une hausse de ses revenus au troisième trimestre de son exercice décalé, qui prendra fin en au 31 mars prochain. Son chiffre d'affaires a ainsi augmenté de +3,3 %, à 1 832 milliards de yens (11,5 milliards d'euros). Mais, dans le même temps, le groupe a enregistré une perte nette de 369,16 milliards de yens (2,3 milliards d'euros). C'est plus du double de ce qui était anticipé par les analystes. Et c'est en plus à rebours d'un bénéfice net de 950 milliards de yens un an plus tôt.
Cette perte s'explique notamment par les mauvaises performances de sa division Vision Fund. Celle-ci rassemble les investissements de ses fonds Vision Fund 1 et 2, lesquels ont essuyé au total une perte de 310 milliards de yens (1,9 milliard d'euros). Les titres de certaines firmes où il a fortement investi, comme le géant sud-coréen du commerce en ligne Coupang et le champion chinois des VTC Didi Chuxing, ont vu leur valeur fondre. Ce à quoi s'ajoutent des effets de change défavorables sur fond d'affaiblissement du yen, qui a pesé sur la profitabilité des investissements du groupe.
Ce n'est toutefois pas nouveau. Softbank est pénalisé de façon régulière par la forte volatilité de son portefeuille d'investissements dans les nouvelles technologiques - il avait notamment enregistré un résultat net négatif de près de 230 milliards de yens sur l'exercice 2023-2024. Mais le groupe a commencé à redresser la barre depuis qu'il a mis en place un nouveau modèle d'activité. Il se tourne désormais à plein régime vers le secteur de l'intelligence artificielle (IA) après des années d'investissements massifs dans la « tech » au sens large.
Preuve en est : Softbank s'est récemment engagé dans le massif plan « Stargate », dévoilé en janvier par le président Donald Trump. Il s'agit d'une coentreprise formée avec le spécialiste du « cloud » Oracle et la start-up d'IA générative OpenAI, dont le but est de déployer les infrastructures d'IA aux États-Unis. Principalement de construire des centres d'hébergement et de traitement de données, les fameux « data centers » dont les besoins ont explosé du fait que l'IA nécessite d'immenses capacités de stockage de données. 500 milliards de dollars (environ 481 milliards d'euros) seront débloqués sur quatre ans par ces géants de la tech pour financer ce projet.
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Les investissements massifs dans l'IA ne se cantonnent toutefois pas qu'aux États-Unis. En marge du sommet international sur l'IA de Paris, le président français Emmanuel Macron a annoncé dimanche 109 milliards d'euros d'investissements dans le pays pour la développer. Ces investissements venus d'entreprises privées, prévus « dans les prochaines années », sont « l'équivalent pour la France » du projet Stargate, a assuré le chef de l'État sur France 2.
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Plus largement, l'exécutif a aussi annoncé la semaine dernière que 35 sites « prêts à l'emploi » avaient été identifiés pour accueillir des data centers. La France en compte actuellement plus de 300, se plaçant ainsi au sixième rang mondial des pays en accueillant le plus, après les États-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine et le Canada, selon un rapport du Conseil économique social et environnemental.
(Avec AFP)
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