Les données de 21 millions de citoyens américains ont été piratées
Arezki Amarouche
Arezki Amarouche
La "cyberguerre mondiale" a-t-elle commencé ? Des hackers qui se sont introduits dans une base de données de fonctionnaires en juin dernier ont dérobé les informations personnelles de 21,5 millions de personnes, a annoncé l'administration Obama ce jeudi. Ils se sont appropriés les numéros de sécurité sociale, les renseignements sur les antécédents judiciaires et de santé des personnes concernés, et d'autres données dites... "sensibles".
Le gouvernement des Etats-Unis précise qu'il s'agit d'un incident "distinct, mais lié" à celui révélé début juin, en reconnaissant que la violation des systèmes informatiques était beaucoup plus sévère que précédemment divulgué.
Ces nouvelles déclarations ont attiré l'indignation des membres du Congrès, qui ont déclaré que l'administration "n'a pas fait assez" pour protéger les données personnelles de leurs systèmes, et n'ont pas manqué d'appeler Katherine Archuleta, la directrice de l'Office of Personal Management (OPM) et ses principaux adjoints à démissionner.
Le président républicain du Comité de réforme de gouvernement Jason Chaffetz, a déclaré que Katherine Archuleta avait ''consciemment ignoré les avertissements et n'avait pas réussi à corriger ses faiblesses''. '' Une telle incompétence est inexcusable", a-t-il ajouté dans un communiqué.
L'actuel président de la Chambre des représentants des États-Unis, John Boehner, a également appelé à la démission de la directrice de l'OPM et a déclaré le président Barack Obama devait ''prendre une position ferme contre l'incompétence''.
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Selon Michael Daniel, coordinateur pour la cybersécurité au sein du Conseil de sécurité nationale (NSC), "l'enquête sur l'attribution de cette attaque est en cours".
Andy Ozment, haut responsable au sein du ministère de la Sécurité intérieure, a toutefois précisé que les attaques venaient "du même acteur, qui évolue entre différents réseaux".
Les enquêteurs ont déjà dit à l'Associated Press (AP) que le gouvernement américain était de plus en plus confiant concernant la culpabilité du gouvernement chinois, et que les cybercriminels, était responsable d'un vol extraordinaire de renseignements personnels.
A l'origine, de nombreux médias américains avaient immédiatement montré la Chine du doigt, Pékin dénonçant de son côté des allégations "irresponsables et sans fondement".
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Pendant ce temps, la Maison Blanche a attendu plus d'un mois avant de dire à ses citoyens que les pirates avaient volé les renseignements de millions de personnes associées au gouvernement, des personnes directement impliquées dans l'enquête signalé à l'AP le mois dernier.
Arezki Amarouche
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