[#10000startups] : Lille et sa région ont choisi leurs gagnants

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Le jury et les lauréats régionaux de l'étape lilloise du prix La Tribune 1000 startups pour changer le monde.
Le jury et les lauréats régionaux de l'étape lilloise du prix La Tribune 1000 startups pour changer le monde. (Crédits : Martin Ruelle)
Après une journée de pitch devant un jury de professionnels, six jeunes entrepreneurs ambitieux ont gagné le droit de défendre les couleurs de la région Hauts-de-France pour la grande finale du prix 10.000 startups pour changer le monde, qui se tiendra le 6 mars à Paris.

La sixième édition du prix 10.000 startups pour changer le monde, c'est parti ! Pour dénicher les pépites qui feront l'économie de demain, La Tribune et son jury de professionnels ont fait étape, mardi 23 janvier, à Lille, dans les locaux d'Euratechnologies. Une quinzaine d'entrepreneurs en herbe ou confirmés ont "pitché" leur projet, à la recherche d'une qualification pour représenter la région Hauts-de-France lors de la finale nationale, qui se tiendra à Paris le 6 mars. Ils affronteront les gagnants issus des sélections à Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris, qui se tiendront dans les prochains jours. A la suite de la grande finale, les lauréats seront révélés lors d'une cérémonie au Grand Rex le 9 avril, toujours dans la capitale.

L'originalité et la solidité des candidats et des lauréats a placé l'édition 2018 du PLTJE sous de bons auspices. Le jury se composait de représentants des partenaires de l'événement : en plus de La Tribune étaient aussi présents BNP Paribas, Enedis, Mazars, AG2R La Mondiale, WeHealth by Servier et Business France.

Dans la catégorie Environnement et Transition Énergétique, Gérard Bellet, 33 ans, a séduit le jury avec sa startup Jean Bouteille. Son credo : consommer des produits liquides (huiles, vins, vinaigre, alcool) en vrac, sans générer de déchets. Une consommation à la fois économique et écologique, grâce à des bouteilles consignées détenues par des magasins bio et de proximité équipés de fontaines, ce qui permet au client d'acheter la quantité de liquide qu'il désire. La bouteille doit ensuite être réutilisée lors de ses prochains achats. L'entreprise de 15 salariés est déjà présente dans 342 magasins partout en France, et ambitionne de devenir "la" solution de produits liquides en vrac.

Dans la catégorie Industrie 4.0, Benoît Ballavoine, 30 ans, a bluffé le jury avec son entreprise XP-Digit, qui commercialise la solution de sécurité pour les chantiers industriels Kypsafe. Grâce à des objets connectés équipés de balises micro-localisées, la startup est capable de créer des périmètres virtuels de sécurité autour des zones à risque, pour réduire une bonne partie des 600.000 accidents qui ont lieu tous les ans sur les chantiers, en partie à cause de la négligence humaine. Kypsafe peut sécuriser 200 mètres de chantier, pour cinq personnes, en à peine 15 minutes, sans GPS ni Wi-Fi, et analyse les données récupérées sur les chantiers. Elle vise les industriels, mais aussi les secteurs du BTP, le nucléaire, les transports autoroutiers et ferroviaires ou encore les chantiers archéologiques.

Dans la catégorie Tech for good, l'utilité sociale de Unis-C, dirigée par Justin Marquant, 31 ans, a fait mouche. La startup de 13 personnes permet aux établissements recevant du public (transports, établissements publics et commerciaux...) d'exploiter les données sur l'accessibilité de leurs équipements pour donner à chaque catégorie de population (seniors, handicapés physique et psychique, familles avec poussettes...), la bonne information sur leur parcours, au bon moment, sur le bon canal (mobile, affichage, messagerie...). Par exemple, avec la RATP, la startup peut prévenir un usager handicapé que l'ascenseur est en panne dans la station qu'il s'apprête à prendre, et lui proposer un itinéraire alternatif.

Dans la catégorie Cloud Data IAOlivier Rohou, 28 ans, et les deux autres cofondateurs d'E-Lamp, se sont attaqués avec intelligence à un problème bien connu des grandes entreprises : la difficulté à repérer, à valoriser et à utiliser en temps réel, de manière optimale, les compétences de leurs collaborateurs, pour permettre aux entreprises de basculer d'une approche métier à une approche compétences. La startup commercialise un logiciel doté d'une technologie inédite, qui "absorbe" toute la nomenclature RH de l'entreprise. Ce logiciel permet d'identifier le collaborateur idéal sur une problématique précise, d'aider un manager à mettre sur pied l'équipe la plus polyvalente et compétente possible sur un projet. Grâce à l'intelligence artificielle, E-Lamp veut même à l'avenir pouvoir identifier les besoins de formation.

Dans la catégorie Santé, l'exosquelette robotisé de Japet Medical Devices, dirigée par Antoine Noël, 27 ans, s'attaque avec originalité à la rééducation des patients souffrant de mal de dos avancé. Le dispositif se compose d'une ceinture haute et basse, séparée par des micromoteurs équipés de capteurs, permettant de décomprimer la colonne vertébrale pour soulager le patient en s'adaptant à ses mouvements. Une interface serious game est aussi disponible pour guider les exercices du patient. Destiné aux professionnels de santé (notamment les kinésithérapeutes), l'exosquelette accélère considérablement la rééducation.

Dans la catégorie Start, le jury a distingué Aurélien de Nunzio, 24 ans, Pdg de la startup Permettez-moi de construire. Incubée par Leroy Merlin, la jeune pousse lilloise est la première plateforme en ligne digitalisant et facilitant les démarches administratives des particuliers pour obtenir un permis de construire et les déclarations de travaux pour les projets de construction, de rénovation et d'aménagement. Grâce à un service associant la technologie (utilisation de l'open data pour les plans locaux d'urbanisme par exemple) et l'expertise humaine (avec un réseau national de facilitateurs), la startup transforme le parcours du combattant des permis de construire en simple formalité.

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