Comment Klaxoon veut imposer le management collaboratif en entreprise

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les logiciels de Klaxoon promettent d'améliorer le fonctionnement des réunions, l'organisation des équipes, ou encore la gestion de projet.
les logiciels de Klaxoon promettent d'améliorer le fonctionnement des réunions, l'organisation des équipes, ou encore la gestion de projet. (Crédits : Klaxoon)
La startup française Klaxoon, figure de proue des nouvelles méthodes de travail collaboratif en entreprise, ouvre un magasin vitrine en plein Paris afin de mieux accompagner ses clients, en recruter de nouveaux et renforcer son image de marque.

Récemment intégrée dans le Next40, l'indice des 40 "meilleures" startups françaises, Klaxoon veut se faire davantage connaître. Lundi 2 décembre, la startup rennaise va inaugurer son premier espace ouvert au public, baptisé "Klaxoon Store", en plein centre de Paris. De sa décoration au nom de ses salles en passant par les livres sur les étagères, tout est pensé pour casser avec les codes traditionnels des bureaux et rappeler ceux des startups. Cette atmosphère correspond bien aux valeurs de l'entreprise, qui s'est taillé une solide réputation en imposant de nouvelles pratiques collaboratives dans les entreprises. L'entreprise bretonne compte sur sa nouvelle vitrine pour animer sa communauté de clients, mais aussi pour acquérir de nouveaux utilisateurs.

Dépoussiérer les pratiques managériales des entreprises

Klaxoon propose à ses clients une suite d'une dizaines de logiciels, avec des prestations de conseil et d'accompagnement. L'objectif : dépoussiérer les pratiques managériales des entreprises. Concrètement, la startup promet d'améliorer le fonctionnement des réunions, l'organisation des équipes, ou encore la gestion de projet. Et elle cartonne : quatre ans après sa création, Klaxoon revendique l'intégralité du CAC 40 parmi ses 3.000 clients, et a été sélectionnée dans la liste du Next40 émise par le gouvernement. Non seulement elle a rapidement convaincu le secteur privé, mais le public (universités, mairies, Caf) a également montré son intérêt pour son expertise.

"Notre outil n'est pas réservé à une niche de spécialistes. Cet aspect nous ouvre de nombreuses possibilités de marché", affirme Mathieu Beucher, fondateur et CEO de la startup.

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Pour installer sa devanture, Klaxoon a misé sur le centre ville parisien plutôt que le quartier d'affaire de la Défense, où se concentre pourtant ses clients les plus prestigieux. Et pour cause, la startup espère agrandir sa clientèle avec de nouveaux grands comptes, PME, scaleups et startups.

L'étage supérieur des 500 m2 du magasin sert d'introduction à la marque. Au centre, à quelques mètres de la porte, se trouve un panneau composé de sept écrans, qui font tourner en boucle les contenus promotionnels de la startup. A droite se trouve un comptoir pour accueillir les visiteurs. A gauche, un espace nommé "Do It Yourself" - simplement composé de deux chaises et un écran- permet à des nouveaux venus de tester les outils collaboratifs de la marque, accompagnés, s'ils le souhaitent, par des employés.

"Toute le monde sait aujourd'hui qu'il est possible de quitter le mail pour des outils plus efficaces. Ce lieu est fait pour se poser quelques minutes et aider les potentiels clients à passer ce cap », introduit le dirigeant.

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Flécher les potentiels clients vers les produits

Deux pas plus loin, la "zone custom" servira à attirer les potentiels clients encore plus loin dans l'offre de produits et de services de Klaxoon.  L'entreprise propose de réaliser des audits de réunion et de commencer à réfléchir à des solutions. Elle invitera des équipes d'une dizaine de personnes ou moins à venir questionner leur organisation, sous la forme d'un "brainstorm", et à écrire toutes leurs idées sur la table.

"La table est le pont entre réel et virtuel. A partir des discussions, nous allons développer un template sur mesure, adapté au modèle de fonctionnement de l'entreprise", présente notre guide pour le temps de la visite

Le travail sur table est voué à se poursuivre sur les deux écrans disposés de part et d'autres. Nommés "MeetingBoard", ces écrans tactiles interactifs sur roulettes sont développés avec Samsung, LG et Iiyama. Ils font tourner Brainstorm, l'application phare de l'entreprise, un logiciel qui présente un "tableau blanc de taille infinie". Les clients utilisent cet outil pour visualiser leur projet ou organisation. A terme, il s'agit de faire émerger des modèles (ou templates, en anglais) qui favorisent le fonctionnement de leur équipe.

Avec deux objectifs : réduire le temps passé en réunion, et formaliser les informations qui y sont communiqués, de façon systématique. Pour y parvenir, le logiciel permet, entre autres, à tous les participants d'insérer des codes couleurs, d'insérer des documents ou images issus d'autres applications (comme DropBox ou la suite Microsoft). Les clients peuvent utiliser les templates développés par la startup ou ceux partagés par d'autres entreprises clientes. Et grâce à la mobilité du tableau, ils peuvent réaliser leur réunion où ils le souhaitent, pas exemple à côté des rails dans le cas de certaines procédure de maintenance de la SNCF.

"Le tableau centralise l'information. Cela permet d'éviter les chaînes de mails interminables, et les problèmes issus de documents à plusieurs versions qui rendent toute modification complexe. Ici, chacun peut poser sa question attachée à un post it, même à distance, et sans surcharger le document", promeut Nicolas, consultant de Klaxoon.

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Améliorer l'usage de ses logiciels

La visite se poursuit, et après un rapide coup d'oeil aux deux salles qui serviront de bureaux (les premiers) aux employés parisiens, nous descendons au sous-sol. La scaleup y a installé sa "zone playgrounds", et nous débouchons sur un mini demi-terrain de basket. "Ce lieu sert à envisager de nouvelles configurations d'espace ", précise Klaxoon. Le lieu compte trois autres salles ouvertes ainsi qu'un auditorium étroit, qui peut accueillir jusqu'à 40 personnes. La jeune pousse veut y inviter différents clients (Danone, Saint-Gobain, Axa...) pour présenter des cas d'études à sa communauté.

 « Avec ce lieu, nous voulons éviter un piège commun à toutes les applications : l'utilisation superficielle du produit. Ici, nous allons pouvoir provoquer un dialogues avec nos utilisateurs, et aller plus loin dans la maîtrise de nos logiciels à chaque itération », développe Mathieu Beucher.

Avec ce lieu ouvert au grand public, Klaxoon espère renforcer son attractivité. S'il rencontre le succès escompté, l'entreprise songe à en ouvrir dans d'autres villes. Reste à savoir quel impact cela aura sur son activité. Aujourd'hui, la startup rennaise de 240 salariés affirme qu'elle est rentable, mais ne communique pas sur son chiffre d'affaires.

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Commentaires
a écrit le 29/11/2019 à 2:01 :
Une entreprise aux concepts bidons, des produits pipeaux, pour des cadres décérébrés : ces genres de consultants, on les voit défiler et l'argent qu'on leur donne avec !

Une entreprise macroniste, en somme.

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