EdTech : les pratiques collaboratives de Klaxoon entrent à l'université
Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes

L'équipe de Klaxoon
Klaxoon
Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes

L'équipe de Klaxoon
Klaxoon
Le monde de l'entreprise n'est plus le seul concerné. Le choix du collaboratif s'impose de plus en plus dans le monde de l'éducation. Après avoir optimisé les réunions et le travail en équipe de 90% des groupes du CAC 40, la plateforme collaborative de Klaxoon, pépite de l'écosystème numérique rennais, dynamise aussi les cours en amphi. L'EM Lyon, l'Université de Louisiane, la London Business School, Harvard l'utilisent déjà. Mais c'est Rennes 1 qui bouscule la EdTech avec le développement d'une expertise de l'apprentissage à grande échelle.
Dans le cadre d'un partenariat d'innovation signé par l'université avec la startup fondée en 2014 par Matthieu Beucher, la suite d'applications interactives Klaxoon (Brainstorm, Sondage, Quiz, Challenge, messagerie instantanée, etc...) équipera d'ici à trois ans, l'ensemble des personnels enseignant et administratif mais aussi les 33.000 étudiants. Facilitée par la Fondation Rennes 1, outil d'ouverture vers le monde socio-économique et les entreprises innovantes, cette alliance est le fruit de différentes phases d'expérimentations. Il y a quatre ans, Rennes 1 avait déjà testé le projet Klaxoon, alors en phase de R&D. Ces derniers 18 mois, une centaine de professeurs ont aussi joué le jeu avec 300 à 400 étudiants via une plateforme plus étoffée.
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[Matthieu Beucher, fondateur et dirigeant de Klaxoon, diplômé lui-même de Rennes 1. Crédit : DR]
En cours, les étudiants ont donc le droit d'allumer leur smartphone. Destinées à rendre les formations plus participatives et à faciliter l'interactivité, les applications Klaxoon ont été "gamifiées" et sont aussi accessibles via la plateforme en ligne sur tablette ou ordinateur. Les professeurs ne dispensent plus leur savoir de manière unidirectionnelle, ils échangent en temps réel avec leurs élèves, lancent des activités pour capter leur attention, organisent des sessions de réflexion collective. Le recours à des quiz permet de s'assurer que les cours ont été bien compris.
Avec Brainstorm, sorte de mûr d'idées, les utilisateurs suivent ainsi concrètement la réflexion de tout un groupe sur un sujet. Pour Rennes 1, la démarche est constructive. L'université relève des améliorations notables, notamment sur l'assiduité des étudiants en amphithéâtre avec un taux de présence supérieur à 90% dans certains cours.
Pour sa part, David Alis, président de l'Université de Rennes 1, voit dans cet accompagnement de la transformation numérique de son institution, « l'opportunité, à l'heure du collaboratif, de mieux préparer les étudiants aux attentes du monde du travail.»
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L'ouverture de Klaxoon (220 collaborateurs à Rennes, Lyon, Paris et New-York) sur le monde éducatif et la transmission des savoirs se concrétise aussi par une autre action forte sur le territoire de la métropole rennaise. Sa plateforme logicielle, déjà adoptée par plus d'un million d'utilisateurs dans 120 pays (TPE, PME, grands groupes...), équipera aussi les formations de Stage301.
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[Avec Brainstorm, sorte de mûr d'idées, les utilisateurs suivent ainsi concrètement la réflexion de tout un groupe sur un sujet. Crédit : DR]
Egalement portée par HelloWork (ex-RegionsJob) et MV Groupe, cette école de formation intégrée au monde de l'entreprise ouvrira en novembre prochain. Aux travers de méthodes et contenus nouveaux, elle vise à accompagner les étudiants, salariés, managers et dirigeants dans l'acquisition de compétences sur les métiers du numérique.
Cette université du numérique est déclinée de l'École digitale de la nouvelle chance (EDCN), lancée en 2016 par Mediaveille mais centrée sur le webmarketing.
Vue par Klaxoon, la transformation digitale mise sur les relations humaines et l'échange. C'est donc dans l'innovation et l'amélioration de la performance de sa suite d'applications qu'elle investit 30 millions d'euros sur les 43 millions d'euros levés en mai dernier. Le solde servira à l'extension de ses implantations commerciales en Europe et aux États-Unis. La startup se rêve en leader mondial du "teamwork".
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Par Pascale Paoli-Lebailly,
correspondante pour La Tribune en région Bretagne
Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes