French Tech : l’IA générative, star des levées de fonds en 2024
Simon Prigent
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Franck Sebag, associé chez EY et auteur du baromètre du capital risque en France.
Franck Sebag
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Franck Sebag, associé chez EY et auteur du baromètre du capital risque en France.
Franck Sebag
C'est l'un des enseignements essentiels du baromètre EY du capital-risque en France : 2024 aura été l'année de l'accélération de l'investissement dans le secteur des logiciels, en raison de l'essor de l'intelligence artificielle (IA) générative. Alors que les levées de fonds reculent de 7% sur un an, à 7,7 milliards d'euros au global, à cause d'un second semestre qui pâtit de l'incertitude politique et économique liée à la dissolution de l'Assemblée nationale de juin, les investissements dans le secteur des logiciels explosent de 46%, s'établissant à 3 milliards d'euros.
Dans le trio de tête des plus gros investissements tricolores figurent les incontournables spécialistes de l'IA générative, Mistral AI, qui a levé 468 millions d'euros, et Poolside AI, 453 millions. Un engouement qui permet à la France de se placer en tête des pays européens sur ce segment, avec 1,59 milliard de dollars. Largement devant l'Allemagne, où les start-up du secteur ont levé 620 millions de dollars, et « surprise » selon Franck Sebag, associé chez EY et auteur du baromètre, à hauteur du Royaume-Uni, où 1,6 milliard de dollars a été levé.
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Si les deux pays se tirent la corde dans l'IA, la France dispose d'un secteur plus diversifié qu'outre-Manche, où le fabricant de modèles d'IA pour les véhicules autonomes, Wayve, a levé à lui seul 955 millions d'euros, soit près de 69% des investissements du secteur. « Avec des entreprises comme Mistral, Poolside, H Compagny ou encore Dust, la France a un écosystème très fourni, et une vraie carte à jouer sur l'IA générative », analyse Franck Sebag.
Simon Prigent