Informatique quantique : le français Quandela annonce une rupture technologique
Simon Prigent
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les cofondateurs de Quandela, Niccolo Somaschi, Pascale Senellart, et Valérian Giesz.
Quandela
Simon Prigent
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les cofondateurs de Quandela, Niccolo Somaschi, Pascale Senellart, et Valérian Giesz.
Quandela
Alors que le monde a les yeux rivés sur l'intelligence artificielle, les technologies quantiques préparent la prochaine révolution technologique. Et c'est pourquoi la start-up Quandela, spécialisée dans l'informatique quantique, a tenté d'attirer ce vendredi 7 février une petite portion du projecteur braqué sur le Sommet pour l'action sur l'IA, pour annoncer le franchissement d'un nouveau cap technologique.
D'autant que, selon son cofondateur et CEO, Niccolo Somaschi, « quantique et IA vont ensemble. Nous utilisons l'IA pour améliorer nos processeurs et le quantique est utilisé pour améliorer certains cas d'usage de l'IA ».
Depuis ses débuts en 2017, Quandela se distingue de ses concurrents dans la course à l'ordinateur quantique par son approche originale. Comme les autres entreprises positionnées sur ce créneau, la start-up s'appuie sur les qubits, qui contrairement aux bits de l'informatique traditionnelle — qui peuvent prendre les valeurs 0 ou 1 — peuvent prendre théoriquement une infinité d'états grâce à la propriété de superposition quantique. Ce qui permet de décupler la puissance de calcul.
Mais le problème des qubits est leur manque de fiabilité. L'une des méthodes de correction des « erreurs » explorée par les géants de la tech consiste à empiler un grand nombre de qubits afin de les corriger statistiquement.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

À lire également
Or, contrairement à ses concurrents comme Google, IBM ou Amazon qui misent sur les qubits supraconducteurs, Quandela a fondé sa technologie sur l'utilisation des particules élémentaires de la lumière, les photons. Et dans un article scientifique qu'elle a publié fin 2024, la start-up présente une méthode « permettant de réduire les ressources nécessaires par un facteur de 100 000 par rapport à la méthode basée uniquement sur la photonique adoptée et développée par d'autres acteurs du calcul quantique photonique aux États-Unis et au Canada », comme Psiquantum et Xanadu.
Simon Prigent