« En plus de l'IA, il faut pousser les entreprises vers le quantique »
Propos recueillis par Marine Protais
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Georges-Olivier Reymond, fondateur de la start-up Pasqal.
Georges Vignal
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Georges-Olivier Reymond, fondateur de la start-up Pasqal.
Georges Vignal
Alors que les entreprises et les investisseurs ont les yeux rivés sur l'intelligence artificielle générative, Georges-Olivier Reymond, fondateur de la start-up Pasqal, insiste sur la nécessité de se lancer également dans le quantique. Et le plus vite possible pour éviter d'accumuler du retard. Sa mission : donner au quantique l'étoffe d'une véritable industrie, notamment en renforçant son alliance avec IBM et en multipliant les cas d'usage à échelle industrielle, alors que la technologie est perçue comme de long terme et peu fiable.
LA TRIBUNE - Plusieurs annonces ces derniers mois semblent montrer une accélération du secteur du quantique. Paradoxalement, l'arrivée à maturité de la technologie semble toujours très lointaine. Comment l'expliquez-vous ?
GEORGES-OLIVIER REYMOND - Le paradoxe que vous évoquez vient de la manière dont on présente le quantique. L'industrie en parle souvent comme d'une technologie de science-fiction. On évoque le point d'arrivée du secteur, le moment où le calcul quantique parviendra à faire beaucoup mieux qu'avec l'informatique classique. Mais avant ce grand saut, il y a d'autres étapes. Le premier objectif était de faire aussi bien que l'informatique classique. Pasqal en est à cette étape.
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Ensuite, le calcul quantique fera mieux sur des applications bien spécifiques, mais suffisantes pour créer un dynamisme. Il faut ces phases intermédiaires pour embarquer les gens et les rendre compétents. Nous avons une idée des applications qui marcheront in fine, mais d'autres, non anticipées, viendront en cours de route.
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