Comment Quandela compte produire des ordinateurs quantiques fiables dès 2028
Marine Protais
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Photo d'illustration
Quandela
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Une poignée d'ingénieurs en combinaison, quelques postes de travail protégés par des rideaux en plastique. Derrière, on peut voir des enchevêtrements de câbles, des équipements optiques et des microscopes. C'est ici, à Massy, en région parisienne, que le français Quandela assemble les machines qui seront peut-être les ordinateurs du futur : ses premiers ordinateurs quantiques.
L'un d'eux trône dans une salle non loin de l'atelier. Il a la taille d'une petite armoire et ronronne comme un serveur. Dans son dos, des centaines de fibres bleues s'enchevêtrent. Y circulent les précieux photons, dont Quandela se sert pour générer des qubits. Contrairement aux bits classiques qui prennent la valeur de 0 ou 1, les qubits peuvent aussi être dans un état qui superpose les deux. Cela leur permet de traiter des calculs bien plus complexes, en manipulant un grand nombre d'informations en parallèle.
L'ordinateur de Quandela, start-up créée en 2017, impressionne sans doute moins que les machines de Google et IBM, eux aussi lancés depuis plusieurs années dans la course à l'ordinateur quantique. Mais il a l'avantage de déjà permettre à des milliers d'utilisateurs de l'expérimenter via un service cloud.
« Nos utilisateurs sont un peu partout dans le monde », précise Valérian Giesz, cofondateur et directeur général de Quandela, qui se félicite d'être le premier acteur européen à fournir un tel service. Deux autres ordinateurs de Quandela ont été livrés chez des clients : l'un en France, chez OVHCloud, fin 2023, et l'autre au Canada, au sein d'un centre de données d'Exaion, filiale d'EDF, en 2024.
Là encore, exporter un ordinateur quantique à l'étranger est une première pour un acteur européen. Un nouvel ordinateur sera livré fin 2025 au CEA, dans le cadre d'un contrat EuroHPC d'une valeur de 10 millions d'euros, comprenant l'ordinateur et sa maintenance pendant quatre ans.
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Marine Protais
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