Innovation : cette startup française révolutionne le chiffrement homomorphe

Marc Endeweld
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Pour un profane, le nom peut sembler barbare au premier abord. Mais le « chiffrement homomorphe », appelé FHE par les spécialistes, pour Fully Homomorphic Encryption, pourrait bien révolutionner la planète numérique ainsi que l'économie tout court. Ce mode de cryptographie permet en effet de réaliser des calculs sur des données préalablement chiffrées sans avoir accès à leur contenu en clair. Autrement dit, les traitements effectués par un tiers sont réalisés à partir des données chiffrées, seul le résultat est déchiffré.
Né à la fin des années 1970 aux États-Unis, le chiffrement homomorphe est vite devenu une quête du Graal dans l'univers de la cryptographie. Car si l'idée de base est simple, il était bien plus difficile de la mettre en pratique jusqu'à présent, tant elle demandait il y a encore peu de temps des ressources de calcul et d'énergie considérables. Pendant longtemps, cette quête était donc cantonnée au champ de la recherche. Les applications tardaient à être inventées. Il faut ainsi attendre 2009 pour que l'Américain Craig Gentry, qui travaillait notamment pour IBM, propose le tout premier protocole cryptographique entièrement homomorphe. Depuis, IBM comme Microsoft ont investi énormément sur cette technologie sans pour autant proposer des solutions capables d'être des game changers. IBM met ainsi à disposition depuis peu un cloud dans lequel les données sont chiffrées avec du FHE.
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Mais ces propositions restaient cantonnées à des solutions hardware. Tout a changé depuis peu alors que quelques startups se sont lancées dans la course logicielle. Parmi elles, une pépite fondée en 2018 par plusieurs Français, la société Ravel Technologies, a pris une avance considérable. Son équipe de recherche - une quinzaine de mathématiciens issus des plus grandes écoles - a réussi, en à peine quatre ans, une percée dans le chiffrement homomorphe distançant la plupart de ses concurrents.
Marc Endeweld
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