Ipaidthat lève 1,5 million d'euros pour simplifier la comptabilité des TPE/PME

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Chercher des factures égarées, pointer ses flux bancaires, relancer les fournisseurs pour des impayés... La comptabilité peut vite ressembler au parcours du combattant. C'est pourquoi la startup parisienne Ipaidthat, lancée en juin 2017, a développé un logiciel d'automatisation de la comptabilité à destination des jeunes pousses et TPE/PME. L'idée a germé chez les trois co-fondateurs - Sébastien Claeys, Jean-Pierre Ocalan et Hugo Allary -, après une première mésaventure.
Et de poursuivre : « Nous nous sommes alors rendu compte qu'il n'y avait pas d'outil complet regroupant l'intégralité des aides de pré-comptabilité pour les petites entreprises. Il fallait plusieurs logiciels, ce qui implique de se disperser... Nous avons donc pensé Ipaidthat comme une plateforme tout-en-un. »
Dopé à l'intelligence artificielle (IA), ce logiciel fait office "d'assistant comptable virtuel" capable de collecter automatiquement les factures en temps réel, de gérer les notes de frais, d'éditer des factures et de se synchroniser avec les comptes bancaires. Le but : faciliter la récupération de pièces justificatives pour ne pas les égarer, automatiser les taches répétitives pour faire gagner du temps aux comptables, tout en ayant une vision en temps réel de la santé financière de l'entreprise.
Concrètement, le logiciel scanne en temps réel les boîtes mail des entreprises pour récolter les factures reçues et en extraire les informations importantes, telles que la TVA, le montant total, la date, le fournisseur... L'outil peut également extraire des factures depuis des comptes clients en ligne, comme Amazon par exemple, ou des logiciels d'entreprises, comme la messagerie professionnelle Slack.
Ipaidthat peut ensuite se connecter aux comptes bancaires via des identifiants dédiés, « qui permettent uniquement de consulter le flux des transactions, sans pouvoir réaliser aucune action compromettante », souligne Sébastien Claeys. Le logiciel met en relation les factures récoltées et les transactions afin de détecter d'éventuels documents manquants et de noter en temps réel les dettes et les créances. L'entreprise, qui se dit compatible au RGPD européen, assure héberger tous ses services en France.
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Pour simplifier le traitement des notes de frais, Ipaidthat a aussi développé une application permettant aux employés de prendre en photo leurs tickets de caisse. Ces derniers sont ensuite automatiquement rentrés dans le logiciel, qui analyse les montants et les fait valider par les personnes concernées.
Ce logiciel est délivré en SaaS (Software as a Service ou logiciel à la demande, en français), sans engagement. Le business model d'Ipaidthat repose sur trois offres d'abonnements - 9, 34 et 59 euros hors taxes par mois, selon le nombre de factures à traiter. La société, qui ne communique pas sur son chiffre d'affaires, n'est pas encore rentable.
Ipaidthat est utilisé par 500 entreprises et vise un volume de 6.000 clients d'ici 2020. Pour passer à la vitesse supérieur, dans un secteur très concurrentiel (Wity, Fred de la compta...), la jeune pousse vient de boucler une série A de 1,5 million d'euros auprès de Truffle Capital, Bpifrance et des business angels. Elle avait déjà levé 175.000 euros auprès de business angels lors de son lancement.
Un deuxième tiers sera consacré au recrutement de salariés pour le marketing et la communication. La jeune pousse de 10 employés souhaite passer la barre des 20 salariés « sous 12 mois », précise le co-fondateur. Enfin, le tiers restant sera dédié à l'accompagnement des clients. « Une partie de nos équipes va se consacrer aux démonstrations du produit, à l'installation et au suivi pour les cabinets comptables. C'est une nouvelle cible stratégique car, en général, un cabinet peut nous ajouter entre 30 à 100 nouvelles entreprises. Actuellement, environ 150 clients ont été apportés par des cabinets comptables », chiffre Sébastien Claeys. La jeune pousse souhaite ainsi équipe 20% des cabinets d'experts comptables en France.
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Ipaidthat souhaite se focaliser sur le marché français en 2019, avant de poursuivre son internationalisation. Le logiciel est déjà disponible en espagnol. Il vient également d'être traduit en anglais et en allemand. "Nous devons adapter notre outils aux règles locales, mais cela ne se fera pas avant 2020", tempère le Pdg.
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