Kakarot compte prouver la viabilité de la blockchain dès 2025
Simon Prigent
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Elias Tazartes (à droite), CEO et cofondateur de Kakarot, aux côtés de Vitalik Buterin (à gauche), créateur d'Ethereum.
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Elias Tazartes (à droite), CEO et cofondateur de Kakarot, aux côtés de Vitalik Buterin (à gauche), créateur d'Ethereum.
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Les défenseurs de la blockchain ont beau clamer que celle-ci est décentralisée, sécurisée, et ouverte (tout le monde peut devenir un participant du jour au lendemain), elle présente toujours un problème majeur : elle n'est pas « scalable ». En d'autres termes, la lourdeur des processus de vérification des transactions fait qu'elle ne peut être utilisée à grande échelle que pour un nombre limité de cas d'usages.
Voyez plutôt : là où les réseaux Visa et Mastercard permettent de faire plusieurs dizaines de milliers de transactions à la seconde, le réseau Ethereum ne permet d'en faire qu'une quinzaine ! Très loin de ce qu'il faudrait pour réaliser la promesse initiale de la blockchain, c'est-à-dire d'un Web3 complètement décentralisé.
Mais une poignée de start-up pensent avoir trouvé la solution. Parmi elles figure la jeune pousse française Kakarot. Créée en 2022, elle implémente, pour le protocole Ethereum, les Zero Knowledge Proofs (ZKP), ou « preuves sans divulgation de connaissance ».
Théorisées mathématiquement dans les années 80, mais « technologiquement implémentées depuis le début des années 2020 », selon Elias Tazartes, CEO et cofondateur de Kakarot, elles permettent de prouver la validité d'une transaction sans en révéler le contenu, avec à la clé, un gain en performance, sans concession sur la sécurité.
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Simon Prigent