L'Ademe dévoile les projets low-tech sélectionnés en Bourgogne-Franche-Comté
Amandine Ibled
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Dôme installé dans le verger de l'écomusée à Fougerolle, en haute-Sâone, en 2021, dont s'inspire l'association Art-Alimentation-Autonomie-Amour-Abeille-Arbre pour Avenir, pour son projet de cuisine solaire.
Ju Hyun Lee
Lancé en avril 2024, l'appel à projets lancé par l'agence de l'environnement (Ademe) a sélectionné 18 lauréats qui viennent d'être dévoilés.
La low-tech va-t-elle faire son nid en Bourgogne-Franche-Comté ? C'est en tout cas le souhait de l'Ademe, l'agence publique de la transition écologique, qui, en avril 2024, a lancé l'appel à projets Transition Action. Elle vient de dévoiler les 18 dossiers sélectionnées sur 33.
« Nous voulons accélérer le développement de solutions concrètes qui répondent aux enjeux de sobriété et de durabilité », explique Antoine Waret, chargé de mission à l'Ademe BFC qui a lancé ce programme depuis 2021. Les projets doivent répondre à des critères spécifiques, notamment l'ancrage territorial et la valorisation des ressources locales. L'accompagnement de l'Ademe se fait au cas par cas et sous la forme d'accompagnements, sans enveloppe budgétaire allouée à ce programme.
Parmi les lauréats, celui de mobilier urbain en bois local dans la Nièvre illustre parfaitement l'esprit de la low-tech. « Ce projet vise à créer une filière mutualisée de fabrication de mobilier urbain en bois, en réponse à un besoin formulé par les collectivités », raconte Antoine Waret. En utilisant des ressources locales, ce projet permet à la fois de réduire les déchets plastiques et de soutenir l'économie locale.
Un autre exemple est le projet d'aquaponie urbaine à Dijon, baptisé « Oasis vertueux ». Ce projet, bien qu'encore à ses débuts, s'inscrit dans une démarche de résilience alimentaire à l'échelle locale. « Nous accompagnons ce projet en l'incubant, afin d'aider à structurer son modèle économique et à établir des partenariats avec d'autres acteurs », explique Antoine Waret.
L'aquaponie est un système intégré qui combine l'aquaculture (élevage de poissons) et l'hydroponie (culture de plantes hors sol) dans un cycle vertueux où l'eau est partagée entre les deux. « Ce modèle permet non seulement d'économiser des ressources, mais aussi de réduire les traitements chimiques et les effluents, contribuant ainsi à une production alimentaire durable », explique Damien Nocquard, porteur du projet. L'Oasis vertueux vise l'élevage de carpes, une espèce omnivore qui ne nécessite pas de dépendance à la pêche pour l'alimentation, et la culture de légumes tels que des salades, des tomates et des fraises. « Dans un espace de 1500 m², nous envisageons de produire environ 4,5 tonnes de carpes et 5 tonnes de légumes par an », poursuit Damien Nocquard.
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