Le marché de la femtech est-il prêt à décoller ?
Emilie Guédé
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L'application Nabla est l'une des startups de la femtech les plus en vue en France.
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L'application Nabla est l'une des startups de la femtech les plus en vue en France.
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Tabou des tabous depuis toujours, la santé féminine s'impose peu à peu sur la scène de la tech. En une décennie, le nombre de startups consacrées à la fertilité, à l'endométriose, à la santé sexuelle, ou encore à la ménopause, a explosé. À l'échelle de la planète, plus de 1.000 femtech proposent des technologies et solutions pour le bien-être et la santé des femmes. Le marché mondial dépasse les 50 milliards de dollars et devrait approcher les 100 milliards de dollars en 2030, selon l'agence Femtech Analytics. Cette tendance est tirée par les États-Unis, où sont concentrés 40 % des acteurs du secteur, dont deux licornes : la "clinique virtuelle" Maven et la startup Bellabeat, qui propose aux femmes de mieux gérer leur santé grâce à l'analyse de leurs données corporelles.
La France reste encore loin derrière le pays de l'Oncle Sam, mais ces entreprises gagnent du terrain. Station F accompagne depuis fin 2021 des startuppers avec son programme Femtech, dont la troisième promotion a démarré en mars. Les femtech doivent contourner des obstacles bien spécifiques, comme la censure de mots clés jugés pornographiques sur les réseaux sociaux, par exemple.
Et de poursuivre : « Compte tenu de leur niveau de maturité, ces startups sont parfois beaucoup plus proches des business angels. Lorsque ces investisseurs viennent nous voir, la thématique Femtech revient d'ailleurs assez souvent ».
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Les deux premières promotions ont levé environ 11 millions d'euros. Et le programme compte déjà plusieurs réussites notamment Emagina (Bordeaux), qui a récolté 1,3 million d'euros. De son côté, Sorella Care a ouvert sa première un espace de santé pluridisciplinaire consacrée aux femmes à Issy-les-Moulineaux et vise 12 centres d'ici 2026.
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