Uber poursuivi au Danemark pour complicité d'activité illégale

Ces poursuites sont consécutives à l'arrêt d'une cour d'appel en novembre qui a condamné un chauffeur partenaire d'Uber à Copenhague à 6.000 couronnes (809 euros) d'amende pour des infractions à la législation qui régule le secteur.
Le parquet souhaite voir la filiale néerlandaise du groupe américain, qui centralise ses activités en Europe, recevoir une amende de 30.000 couronnes dans la même affaire.
Le parquet souhaite voir la filiale néerlandaise du groupe américain, qui centralise ses activités en Europe, recevoir une amende de 30.000 couronnes dans la même affaire. (Crédits : SERGIO PEREZ)

Un procureur danois a lancé vendredi des poursuites pénales contre le géant Uber, estimant que la plateforme de réservation de voitures de transport avec chauffeur (VTC) était complice d'une activité illégale. Ces poursuites sont consécutives à l'arrêt d'une cour d'appel en novembre qui a condamné un chauffeur partenaire d'Uber à Copenhague à 6.000 couronnes (809 euros) d'amende pour des infractions à la législation qui régule le secteur.

Une amende de 30.000 couronnes (soit 4.000 euros)

"Il a été maintenant établi que les chauffeurs conduisent en enfreignant la législation sur les taxis", a affirmé dans un communiqué le procureur Vibeke Thorkil-Jensen. "Maintenant nous poursuivons l'entreprise (...) pour complicité". Le parquet souhaite voir la filiale néerlandaise du groupe américain, qui centralise ses activités en Europe, recevoir une amende de 30.000 couronnes (environ 4.000 euros) dans la même affaire.

Uber, start-up californienne qui s'est fait une notoriété mondiale en quelques années, met en relation des personnes cherchant à se déplacer en ville avec des chauffeurs qu'il n'emploie pas. Le client paie Uber, qui à son tour rémunère le chauffeur. Le service, concurrent du secteur traditionnel des taxis qui est encadré par une règlementation stricte dans de nombreux pays, a connu divers déboires juridiques qui ont compliqué son expansion.

Dans le cas de la Hongrie, le groupe a répliqué en se plaignant auprès de l'Union européenne contre une nouvelle loi qui l'avait forcé à arrêter son activité au motif qu'il n'avait pas de centre d'appel.

(Avec AFP)

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