Les Mobilités Innov' ont lancé leur tour de France
La Tribune Partenaire

Photo d'illustration
DR
PROPOSÉ PAR

La Tribune Partenaire

Photo d'illustration
DR
... me et de nombreux autres innovants identifiés par ses partenaires.
Quoi de mieux que le musée de l'Air et de l'Espace avec ses fusées et ses avions sur le tarmac, près de l'aéroport du Bourget, pour symboliser le savoir-faire français en matière de mobilités ? C'est en effet ce lieu emblématique qui a accueilli la journée de lancement des Mobilités Innov', le 12 juin dernier. Avec cet événement, qui sera dupliqué jusqu'en novembre prochain dans sept villes de France (Lille, Paris, Nantes, Bordeaux, Marseille, Lyon et Châteauroux), l'objectif de l'Agence de l'innovation pour les transports (AIT) est, d'une part, de mettre en valeur auprès des professionnels et du grand public les avancées technologiques, servicielles, sociales françaises dans le champ des mobilités et, d'autre part, d'échanger avec les usagers et recueillir leur réactions et propositions sur ce thème qui concerne notre avenir commun.
A l'avenir, les mobilités seront décarbonées, fondées sur des avancées technologiques, dont l'intelligence artificielle, et inclusives. « Notre objectif est de promouvoir, soutenir et valoriser l'innovation française par le biais de ces vitrines, sur tout le territoire, tant auprès des professionnels du secteur des mobilités que du grand public », a ainsi résumé Mélanie Vergnon, sous-directrice multimodalité, innovation, numérique et territoires (MINT) et coordinatrice de l'AIT à la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM)'. Au-delà de la nécessaire transition écologique et énergétique, les mobilités « new generation » devront également renforcer la résilience des services de transport et de logistique - la crise Covid ayant montré combien cet aspect était clé - ainsi que la cohésion des territoires. Et toutes les mobilités, du vélo à l'avion en passant par le transport fluvial, maritime, ferroviaire et routier étaient représentées lors de l'évènement de lancement.
En plus des pitchs des innovateurs, qui ont expliqué, en cinq minutes chrono, la pertinence de leur solution, les participants ont également pu profiter des échanges entre acteurs du secteur à l'occasion de tables rondes, dont la première intitulée « Accélérer la décarbonation des mobilités par l'innovation ».
Ainsi, pour le groupe Safran, représenté par Nathalie Stubler, directrice du développement durable et membre du comité exécutif du deuxième équipementier aéronautique mondial, la priorité est « de mettre au point des moteurs plus sobres en énergie, fonctionnant à l'électricité ou à l'hydrogène pour les courts/moyens courriers ou au carburant durable pour les longs courriers ». Déjà, certains de ces moteurs permettent des économies d'énergie de l'ordre de 15 à 20 %, et les prochains, en développement actuellement, passeront à plus de 20 %. Des commandes de vol aux autres équipements, Safran planche aussi sur des matériaux plus légers pour réduire le poids et, en conséquence, les besoins en énergie.
Au-delà de l'aéronautique, de nouvelles stratégies ont également été exposées, aussi bien pour la route que le vélo. Le tout sans tabou, mais avec la volonté de prendre un nouveau virage. « Pourrait-on dire qu'il n'y aura plus de route à la fin de ce siècle ? Certainement pas !, s'est ainsi exclamé Géraud Guibert, le président de la Fabrique Ecologique, un think-tank, doublé d'un do-tank, Mais les infrastructures seront utilisées de nouvelles façons. » Voies de co-voiturage, par exemple, à côté des voies de transport classique sur les routes et les périphériques. « Et l'écosystème français, solide, facilite la combinaison des avancées technologiques ou de décarbonation et les innovations sociales et sociétales », a-t-il ajouté. Un écosystème également pragmatique qui vise bien entendu à mettre rapidement sur le marché les innovations développées par les grandes entreprises et les start-up.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Et une stratégie qui dépasse les mobilités, en fait, pour s'inscrire dans celle, plus vaste, d'une réindustrialisation des territoires. En ce qui concerne le vélo, une tradition française qui a connu un recul du Made in France, les pouvoirs publics comptent bien en relancer la fabrication. « Il s'agit de créer une nouvelle filière, notamment pour les pièces détachées et l'assemblage », a souligné Thierry Du Crest, coordonnateur interministériel pour le développement du vélo et de la marche à la DGITM. A cet égard, dans le cadre du plan d'investissement France 2030, le gouvernement a lancé un appel à projets vélo. « Nous espérons aussi profiter de la percée du vélo électrique en termes de retombées économiques », a ajouté cet expert - sans parler des avantages pour la santé, y compris des seniors. « Il faut aussi développer des filières intermédiaires, entre vélo et voiture, avec de nouveaux petits véhicules à quatre roues par exemple », a renchéri Yann Tréméac, chef de service adjoint transports et mobilité à l'Ademe. L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie a d'ailleurs lancé un appel à projets à la mi-juin sur ce thème.
Si les innovations sont souvent le fruit d'entreprises privées, les opérateurs publics ne sont pas en reste sur ce dossier. Stéphane Bousquet, directeur territorial bassin de la Seine et Loire aval pour Voies navigables de France (VNF), a mis en avant non seulement la volonté de l'établissement public de dynamiser le transport fluvial mais aussi d'accélérer le verdissement des bateaux. « Les Jeux olympiques et paralympiques 2024 nous permettent aussi de mobiliser toutes les compagnies de navigation, en particulier sur la Seine, puisque la cérémonie d'ouverture se fera avec des bateaux propres », a-t-il relevé. L'électrification des moteurs, qui suppose la mise en place de bornes de recharge, le long des voies navigables, n'est pas la seule solution explorée. « Nous avons également lancé un appel à projets sur des traversiers autonomes », a indiqué ce spécialiste. Une façon de mieux maîtriser les trajets pour les rendre plus efficaces mais aussi de pallier le manque de bateliers qualifiés. D'ailleurs, la commune de L'Île-Saint-Denis qui abrite le village olympique, verra l'arrivée d'un engin autonome reliant les deux berges de la Seine, développé par le groupement Sequana-Roboat-Holland shipyard sélectionné dans le cadre du programme VNF-AIT bateau autonome.
À lire également
Autant de développements qui améliorent la qualité de vie des usagers en luttant en particulier contre le dérèglement climatique, mais qui sont aussi porteurs d'espoir pour l'économie française. Le programme des prochains salons (Bordeaux le 20 septembre et Lille le 26 septembre) et démonstrations des Mobilités innov' est disponible sur le site du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
La Tribune Partenaire
« Anticiper le coût du token sur cinq ans, c’est impossible » : les entreprises face à l'explosion de la facture de l'IA
IA : la douche froide Broadcom fait vaciller les stars européennes des semi-conducteurs
IA : les géants Soitec et STMicroelectronics prêts à réduire la consommation électrique des data centers
Les salariés français à la traîne dans l’adoption de l’IA