Gemini, l'IA de Google, a-t-elle vraiment un impact environnemental négligeable ?
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L'impact énergétique d'un prompt médian sur l'assistant IA Gemini reviendrait à allumer sa télévision durant quelques secondes, d'après les informations publiées ce jour par son propriétaire Google. Le géant américain vient de dévoiler sa méthode de calcul sur l'empreinte environnementale de son service, ainsi que ses derniers résultats sur le sujet. Comme on peine encore à établir des projections fiables sur le sujet dans le monde et que cela suscite toutes sortes de spéculations, on peut saluer cet effort de transparence. Mais il est encore loin d'être suffisant.
À partir de données récoltées au mois de mai 2025, Google affirme qu'un prompt textuel médian avec Gemini consommerait 0,24 wattheure (Wh) d'énergie, soit l'équivalent d'une LED de 1 watt allumée environ pendant 15 minutes. Les émissions de dioxyde de carbone s'élèveraient à 0,03 gramme, soit bien en deçà des centaines de grammes qu'un humain émet chaque jour rien qu'en expirant. Enfin, un prompt équivaudrait à 0,26 millilitre d'eau, soit quelques gouttes d'eau.
« Ces chiffres sont nettement inférieurs à de nombreuses estimations publiques », conclut Google. Ils ne sont pas sans rappeler ceux avancés il y a deux mois par Sam Altman, le PDG d'Open AI. Il avait alors assuré qu'une requête moyenne de ChatGPT n'utilisait environ que 0,34 wattheure et 0,3 millilitre d'eau. Mais que penser de ces résultats a priori infimes ?
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Pour commencer, l'analogie avec quelques secondes de télévision en général n'est ni pertinente ni fiable. Car l'impact de cet usage varie grandement suivant la technologie du matériel et la taille de l'écran. Mais le plus problématique est ailleurs.