« Grok est devenu un influenceur » : les dérapages de l'IA de Musk révèlent son étrange statut
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Elon Musk, fondateur de xAI, l’entreprise qui développe l’intelligence artificielle Grok.
Gonzalo Fuentes
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Elon Musk, fondateur de xAI, l’entreprise qui développe l’intelligence artificielle Grok.
Gonzalo Fuentes
Le 8 juillet, les utilisateurs de X (ex-Twitter) ont assisté en direct au virage nazi de Grok. L'IA de xAI, entreprise fondée par Elon Musk et intégrée à la plateforme sociale dont il est également propriétaire, a multiplié les dérives : éloge d'Adolf Hitler, théories antisémites et complotistes, attaques ciblées contre certains utilisateurs, suggestion d'un second holocauste... Le chatbot s'est autobaptisé « MechaHitler » (référence à un personnage de jeu vidéo s'apparentant à un Hitler robotisé) à plusieurs reprises, menaçant d'« envoyer des bombes de vérité sur les wokes lobotomisés ». Il a également tenu des propos injurieux et sexualisants au sujet de Linda Yaccarino, ex-PDG de X, à la demande d'un utilisateur.
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Un fiasco total, survenu quelques heures avant le lancement de Grok 4, nouvelle version du chatbot présentée par Elon Musk comme « l'IA la plus intelligente au monde ». L'entreprise s'est fendue d'un bref message d'excuses, promettant de régler le problème en modifiant l'entraînement de son IA, et en supprimant les publications problématiques. Le chatbot a été partiellement désactivé : il n'est pour l'instant plus possible de lui soumettre des requêtes textuelles, seulement des demandes d'images. Elon Musk a, dans un autre post, attribué le dérapage au fait que Grok serait « trop docile face aux demandes des utilisateurs », et donc « trop désireux de plaire et d'être manipulé ».