Jeux vidéo, musique, WeChat : Tencent ciblé de toutes parts par l'Etat chinois
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ALY SONG
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Sale temps pour la tech chinoise. Alors que les géants du numérique américains -les Gafam Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft- battent record sur record en Bourse depuis le début de l'année, ses équivalents chinois -les Batx Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi notamment- dégringolent. Depuis le début de l'année, l'action de Tencent a perdu 26% de sa valeur, dont 15% en une semaine. Ses compères ne se portent pas mieux : l'action Baidu a fondu de -36%, celle d'Alibaba de 29%, et celle de Xiaomi de 32%.
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La raison : la brutalité du tour de vis de l'Etat chinois sur son secteur de la tech. Si Pekin a amorcé ce mouvement depuis 2017, les mesures visant directement ses géants -privés- du numérique se sont intensifiées ces derniers mois. Depuis le blocage spectaculaire, à l'automne dernier, de l'entrée en Bourse de la fintech Ant Group, filiale d'Alibaba, Pekin a lancé une loi anti-concurrentielle et un "RGPD chinois" qui donnent des sueurs froides aux investisseurs, a distribué une pluie d'amendes très salées notamment contre Didi -le Uber chinois-, et sort régulièrement de son chapeau de nouvelles obligations sur des sous-secteurs entiers de la tech comme l'éducation ou les jeux vidéo. Autrement dit, le pouvoir chinois dégaine toutes les armes à sa disposition pour reprendre le contrôle de son secteur technologique.
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