Législatives : dans l'usine du nouveau militantisme numérique à gauche
Marine Protais
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
D.R.
Marine Protais
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
D.R.
Inonder le Web de GIFS, affiches numériques, hashtags viraux et autres vidéos-montage pour promouvoir le Nouveau Front populaire. Voilà le plan de la communauté Discord « Gauche d'Internet », qui espère remporter cette campagne express à coups de tech et de publications sur les réseaux sociaux. Une bataille de la contre-culture web, en somme, alors que les médias traditionnels - chaînes d'info en tête - tendent à faire monter l'extrême droite en la banalisant, avait pointé la docteure en science politique, Safia Dahani auprès de La Tribune.
Ce serveur, où sont connectées 2.800 personnes, s'est mis en place quelques jours après la décision d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale. Derrière ? Benjamin Gault, 22 ans, influenceur politique et collaborateur d'un sénateur socialiste, et Tahzio, 26 ans, chroniqueur pour Mouv', communicant et militant de gauche sans étiquette spécifique. Leur idée : organiser une campagne décentralisée, menée par des militants - souvent non-affiliés à un parti politique particulier - à l'aide d'outils numériques.
Ils sont très vite rejoints par des centaines de graphistes, monteurs, community managers, spécialistes de la veille, et simples curieux, prêts à partager en masse des contenus sur leurs réseaux. Majoritairement des jeunes, « des enfants d'Internet », mais « on voit aussi des quadragénaires et des quinquagénaires très motivés », précise Tahzio. Le serveur est surtout actif la nuit.
À lire également
La liberté de création se veut quasi-totale. Même s'il existe des règles de bonnes conduites : aucun contenu sexualisant n'est toléré, ainsi que tous propos racistes, homophobes, sexistes... « Ils sont bannis directement. »
Marine Protais