« Tu sais, c'est pas parce que tu es journaliste que tu vas pas prendre une balle dans la tête s***** communiste. Tu passes pas le week-end, bisous. » Ce message adressé à la journaliste Salomé Saqué début juillet n'est qu'un exemple parmi d'autres. « Depuis trois semaines, mes DM (messages privés) ne ressemblent qu'à ça. C'est une vague de haine sans aucun précédent dans ma carrière », commentait l'autrice de Sois jeune et tais toi sur X (ex Twitter) le 4 juillet, quelques jours avant le second tour des élections législatives. Son nom comme celui d'autres journalistes et militants s'est ensuite retrouvé sur une liste de personnes à assassiner « d'une balle dans la nuque » sur le site Réseau Libre, qui circule en ligne dans les cercles d'extrême droite. Des avocats et des responsables politiques ont été ciblés par des menaces similaires issues de ce même site quelques jours auparavant. Quarante-quatre personnes ont porté plainte contre X le 12 juillet suite à ces publications morbides.