Sécurité des données : la conversion difficile de Mark Zuckerberg

Guillaume Renouard, à San Francisco
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Mark Zuckerberg, Facebook
Reuters

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Mark Zuckerberg, Facebook
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Comme chaque année, Facebook organisait, les mardi 30 avril et mercredi 1er mai dernier, sa conférence annuelle consacrée aux développeurs, à San José, au sud de la Silicon Valley. Une grand-messe qui signe immanquablement l'heure des bilans et des nouvelles projections pour cette entreprise, qui se trouve à la croisée des chemins. Malgré une insolente bonne santé économique, la société est empêtrée dans une série de scandales dont elle peine à se sortir.
Rien que depuis le mois de janvier, Facebook a dû faire face à la révélation d'un programme consistant à rémunérer les utilisateurs (dont certains mineurs) pour espionner leurs activités sur mobile ; la découverte de 540 millions de fichiers utilisateurs exposés sur un cloud public ; celle d'une faille ayant permis à plusieurs entreprises partenaires de Facebook d'accéder aux conversations privées des utilisateurs. S'y ajoute une amende à venir de la Federal Trade Commission pour... violation de la vie privée, dont le montant reste à déterminer, mais qui devrait chiffrer entre 3 et 5 milliards de dollars.
Dans ce contexte tendu, Facebook se devait donc de rassurer ses utilisateurs. Une tâche à laquelle Mark Zuckerberg s'est attelé dès les premières secondes de son discours d'ouverture : « Aujourd'hui, nous allons voir comment construire un réseau social centré sur la protection de la vie privée », a-t-il attaqué en arrivant sur scène. Si la tenue est aussi sobre que d'ordinaire (pantalon noir et t-shirt gris à manches longues), le discours s'est infléchi, le CEO tenant visiblement à montrer qu'il prend les failles de son entreprise en matière de cybersécurité très au sérieux. Le mot « privacy » (« vie privée ») revient en permanence, et la phrase « The future is private » (« le futur est privé ») est répétée comme un leitmotiv.
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Mais Mark Zuckerberg a bien conscience qu'il lui faudra davantage que des mots pour convaincre. Aux cris d'enthousiasme poussés par les employés d'Apple aux premiers rangs, répondent le silence et les mines sceptiques d'une partie du public.
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