Trois anciennes salariées de Google portent plainte pour discrimination

 |  | 503 mots
Lecture 3 min.
Selon les derniers chiffres du groupe, 69% des salariés de Google sont des hommes actuellement et la proportion atteint même 80% dans les emplois technologiques.
Selon les derniers chiffres du groupe, 69% des salariés de Google sont des hommes actuellement et la proportion atteint même 80% dans les emplois technologiques. (Crédits : © Darren Staples / Reuters)
Le géant du web est accusé de verser des salaires moins élevés à ses employées et de confier aux femmes des tâches qui ne leur permettraient pas d'évoluer dans l'entreprise.

Nouveau scandale sexiste dans la Silicon Valley ? Trois ex-employées de Google ont déposé plainte, jeudi devant un tribunal de San Francisco contre le géant d'internet pour discrimination salariale. Leur objectif est de constituer une plainte en action collective de femmes ayant travaillé à Google en Californie au cours des quatre dernières années.

Les trois plaignantes - une ancienne ingénieure informatique, une ancienne spécialiste en communication et une ancienne directrice - ont exercé plusieurs fonctions au siège californien de Google, à Mountain View.

Elles accusent Google de verser des salaires moins élevés à ses employées et de confier aux femmes des tâches moins susceptibles de donner lieu à des promotions.

Des dommages importants

Kelly Dermody, avocate des trois plaignantes, a déclaré que Google n'était pas encore "entré dans le XXIe siècle", du point de vue du traitement qu'il réserve aux femmes qu'il emploie.

Les "plaignantes estiment que Google était au courant depuis longtemps de ces problèmes mais ne les pas corrigés, ce qui a causé des dommages importants à ses employés femmes", ajoutent les avocats.

Pourtant, selon la plainte, Google a contrevenu à plusieurs textes californiens, dont le "Equal Pay Act" qui défend l'égalité salariale.

Google nie les accusations

La filiale d'Alphabet par la voix d'une porte-parole de l'entreprise, a, quant à elle, réfuté ces accusations. Les "décisions de recrutement sont prises par des commissions de recrutement et de promotion et vérifiées afin de s'assurer qu'il n'y a pas de discrimination de genre", a déclaré Gina Scigliano.

Et d'ajouter :

"Nous disposons également de systèmes pour nous assurer que nous rémunérons (nos employés) de façon équitable. Mais si d'aventure, nous décelons des différences ou des problèmes individuels, nous travaillons à les régler."

La Silicon Valley gangrenée par le sexisme et les harcèlements sexuels

En janvier dernier déjà, le ministère américain du Travail avait déposé plainte contre Google, l'accusant de refuser de lui fournir les documents utiles à une enquête, engagée en septembre 2015, sur ses pratiques en matière d'égalité salariale.

Selon les derniers chiffres du groupe, 69% des salariés de Google sont des hommes et la proportion atteint même les 80% dans les emplois technologiques.

> Lire aussi : [Diaporama] Harcèlement sexuel, le fléau de la Silicon Valley

Les inégalités femmes-hommes sont depuis plusieurs années un sujet sensible dans la Silicon Valley, berceau des nouvelles technologies, un secteur largement dominé par les hommes. Les accusations de sexisme, et même de harcèlement sexuel, sont de plus en plus nombreuses et médiatisées.

En août notamment, Google avait renvoyé un ingénieur qui avait publié un texte sur un blog dans lequel il affirmait que la faible présence des femmes dans le secteur technologique s'expliquait par des facteurs "biologiques".

> Lire aussi : Sexisme : Google licencie l'ingénieur à l'origine du texte polémique

(avec agences)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/09/2017 à 15:50 :
"Selon les derniers chiffres du groupe, 69% des salariés de Google sont des hommes et la proportion atteint même les 80% dans les emplois technologiques."

Rien de choquant quand 80% des diplômés sont des hommes... comme l'a bien expliqué l'ingénieur qui avait publié un texte sur un blog.

Pensée unique quand tu nous tiens.
Réponse de le 15/09/2017 à 16:47 :
Faut pas oublier qu on est ici aux USA: faire un porces pour touhcer gros c est la bas normal. apres les medecins, le systeme judiciare raquette les entreprises
a écrit le 15/09/2017 à 14:39 :
tout le monde a compris que quand vous n'obtenez pas ce que vous voulez dans la vie, c'est facile, il suffit de faire un proces en traitant les gens / entreprises d'homophobes femmophobes maladophobes nabophobes jeunophobe vieuophobe chauvophove cheveluophobe myopophobe
en urss, chez les pas liberaux, le pb se posait differemment au moins.......finalement y a des traditions qui ont quand meme du bon...
a écrit le 15/09/2017 à 13:02 :
"La Silicon Valley gangrenée par le sexisme et les harcèlements sexuels"

Tu m'étonnes, vu que leurs principaux salariés sont des gars qui ont passé leur vie derrière leur pc sans du coup oser parler à une femme ça doit pas être beau là dedans.

Ils feraient mieux de prendre le problème à bras le corps plutôt que de bêtement le nier s'ils veulent garder leur image progressiste.
Réponse de le 15/09/2017 à 16:46 :
tout a fait exact, au googleplex ils devraient installer un bordel (apres tout ils ont la bouffe gratuite). comme ca ils pourraient regler le probleme d hormone, ca laisseraient les employees femmes tranquille et ca fideliserai les employes et les inciterai a faire des heures sup (pourquoi aller chercher dehors ce qu on peut avoir au bureau ?)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :