Watch, le service vidéo de Facebook pour défier Youtube et Amazon
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Facebook, a suivre a wall street
Toby Melville
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Facebook, a suivre a wall street
Toby Melville
Le monde entier va bientôt pouvoir profiter du service de vidéo Watch de Facebook. Disponible depuis un an aux États-Unis, la plateforme développée par Facebook permet aux créateurs de contenus de diffuser des vidéos sous forme de séries et aux internautes de les visionner, voire d'interagir avec d'autres (ce sont les fameux "Watch Parties", qui permettent de regarder des vidéos à plusieurs et de les commenter). Plus que jamais, le partage est au cœur de la stratégie de la marque, comme l'assure Fidji Simo, vice-présidente produits en charge de la vidéo et de la publicité :
Aux États-Unis, les internautes peuvent déjà voir, entre autres, des matchs de football et de baseball, ainsi que certains contenus originaux. Cet été, le groupe californien a notamment remporté les droits de diffusion de la première division espagnole La Liga en Asie du Sud. Et plus tôt, l'UEFA lui a octroyé la diffusion gratuite et en direct des coupes d'Europe de football, Ligue des Champions et Ligue Europe en Amérique du Sud.
L'objectif est de monétiser les contenus pour attirer toujours plus de créateurs et pourquoi pas, à terme, de développer des reportages ou des web-séries. La vice-présidente produits en charge de la vidéo et de la publicité a d'ailleurs concédé que le groupe a « passé énormément de temps avec les éditeurs » de contenus, afin de « laisser à chacun la possibilité de monétiser ses créations », via une série d'outils permettant d'intégrer de la publicité aux contenus.
Avec cette nouvelle plateforme, Facebook vient ainsi concurrencer un peu plus les autres géants américains du secteur, en particulier Google avec sa propre plateforme vidéo, YouTube, mais également Amazon, qui propose désormais de la vidéo à la demande avec son offre Prime.
Il s'agit surtout d'une approche nouvelle de la part de Facebook, dont la croissance a ralenti sur les derniers mois et qui doit trouver de nouveaux relais, alors que le groupe tente par ailleurs de développer un usage plus responsable de son réseau social-phare par ses utilisateurs.
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Le groupe avait notamment vu son titre fortement reculer fin juillet, perdant 19,34% sur une séance le 26 juillet, soit une perte de capitalisation de 130 milliards d'euros en quelques heures. Les marchés avaient alors sanctionné un chiffre d'affaires inférieur aux attentes sur le deuxième trimestre avec des perspectives jugées décevantes, alors que le nombre d'utilisateurs était également inférieur aux attentes.
(avec AFP)
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