La flambée attendue des dépenses pour les applis mobiles

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Les achats « in-app » permettent aux développeurs de bénéficier de revenus plus constants qu'en se reposant uniquement sur la publicité.
Les achats « in-app » permettent aux développeurs de bénéficier de revenus plus constants qu'en se reposant uniquement sur la publicité. (Crédits : © Robert Galbraith / Reuters)
Selon Gartner, les dépenses que les particuliers vont consacrer aux applis mobiles devraient plus que doubler et flirter avec les 73 milliards de dollars d’ici à 2019. Elles devraient notamment être portées par la démocratisation des achats « in-app ».

Les Français sont de plus en plus accros aux smartphones. Et ils ne devraient pas échapper à la tendance globale du moment, qui voit les dépenses pour les applis mobiles grimper en flèche. C'est en tout cas ce que prévoit Gartner, qui vient de publier une étude mondiale sur le sujet.

Selon l'institut, les dépenses consacrées aux applis mobiles vont plus que doubler sur la période 2014-2019, pour atteindre 72,9 milliards de dollars.

Gartner in app

Pourquoi ? En premier lieu parce qu'« il y a de plus en plus d'utilisateurs de tablettes et de smartphones », explique Stéphanie Baghdassarian, analyste chez Gartner. Si beaucoup de marchés européens, comme la France, arrivent à maturité avec des taux équipements déjà très élevés, ce n'est pas le cas d'autres zones géographiques, comme l'Afrique ou l'Inde. Selon une récente étude de Deloitte, le nombre de smartphones devrait doubler en Afrique d'ici à 2017, pour dépasser les 350 millions de terminaux.

Les achats « in-app » ont le vent en poupe

Toutefois, le niveau d'équipement n'explique pas tout. Selon Stéphanie Baghdassarian, les dépenses des utilisateurs à travers les achats « in-app » vont sensiblement se développer Pour mémoire, ce que l'on désigne par "in app", ce sont des contenus supplémentaires, services ou fonctionnalités plus poussées que ceux proposés au départ, et que l'on peut acheter directement depuis l'application: par exemple, l'achat d'un niveau supérieur pour progresser dans un jeu, ou le numéro suivant de votre magazine préféré (seulement si vous l'achetez à l'unité).

« Aujourd'hui, 90% des téléchargements concernent des applis gratuites. Or seulement 20% d'entre elles disposent de fonctionnalités payantes 'in-app', sachant qu'une petite partie des utilisateurs les activent », constate l'analyste.

Vente de contenus "in app" et revenus de la publicité

Toutefois, d'après elle, on devrait assister à « un basculement » dans les années à venir, puisque les achats « in-app » devraient se populariser, jusqu'à peser environ la moitié des dépenses pour applis mobiles en 2019.

Pourquoi ? « Parce que, pour les développeurs d'applis, c'est plus rentable que de miser uniquement sur la publicité », souligne Stéphanie Baghdassarian.

Selon elle, les achats « in-app » permettent aussi de bénéficier de revenus plus constants, notamment parce que leur fréquence serait plus facile à prédire une fois que l'on a bien cerné sa base d'utilisateurs.

    | Lire aussi : Smartphones : les dessous d'une addiction

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Commentaires
a écrit le 30/11/2015 à 20:38 :
En novlangue méthode couée, ça s'appelle la "prédiction auto-réalisatrice".. :-) . Le modèle est simplement celui des magasines qui contiennent le début pas cher d'un bordel et si tu veux le reste, à partir du deuxième, tu paies une fortune. Elles sont vraiment rentables, ces boites..??

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