Le cofondateur de TikTok a perdu 17 milliards de dollars en 2022
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Zhang Yiming, l'ex patron de ByteDance a un patrimoine de 34 milliards de dollars selon un classement.
SHANNON STAPLETON
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Zhang Yiming, l'ex patron de ByteDance a un patrimoine de 34 milliards de dollars selon un classement.
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Décidément, 2022 aura été une année difficile pour le nouveau réseau social phare TikTok. Après une montée en flèche des utilisateurs, les problèmes avec les régulateurs menacent l'entreprise ByteDance d'origine chinoise. Et Zhang Yiming, son cofondateur et ex-patron en aurait fait les frais. Ce dernier, dans le collimateur de plusieurs gouvernements, a vu l'an dernier sa fortune personnelle fondre de 17 milliards de dollars, selon un classement de référence publié jeudi. Ce citoyen chinois, est désormais installé à Singapour.
Il reste toutefois le deuxième plus riche entrepreneur au monde âgé de moins de 40 ans, avec un compte en banque évalué à 37 milliards de dollars (34 mds d'euros), d'après ce classement établi par le cabinet chinois Hurun. Devant lui figure Mark Zuckerberg, le patron de l'Américain Meta (Facebook et Instagram), avec une fortune estimée à 68 milliards de dollars, malgré 8 milliards de pertes l'an dernier, indique Hurun. Le cabinet ne donne aucune explication sur ces variations. Mais si le lien entre les déboires de l'entreprise et la baisse de son capital n'est pas prouvé, il est certain que les restrictions des pays occidentaux n'ont pas eu d'effet positif sur la fortune de Zhang Yiming.
Zhang Yiming, qui avait cofondé ByteDance à Pékin en 2012, avait démissionné du groupe en 2021, en plein durcissement réglementaire en Chine contre les géants du numérique. ByteDance s'est rapidement imposé dans son pays dans l'univers très concurrentiel de l'internet grâce à sa populaire application de vidéos courtes Douyin. Selon Hurun, la plateforme a la plus grosse capitalisation boursière au monde (200 milliards de dollars).
Sa version pour l'international est TikTok, très prisé des adolescents à travers le monde, mais menacé d'interdiction totale aux Etats-Unis au nom de la sécurité nationale. TikTok est accusé par ses détracteurs de permettre l'accès aux autorités chinoises à des données d'utilisateurs du monde entier, ce que l'application conteste. Son patron Shou Zi Chew, un Singapourien diplômé de Harvard, avait tenté difficilement de défendre son application le mois dernier au Congrès américain, face à des élus intraitables, qui ont pour la plupart condamné d'avance TikTok.
La Maison-Blanche, la Commission européenne, les gouvernements canadien, britannique, australien et d'autres organisations ont récemment interdit à leurs fonctionnaires d'utiliser TikTok sur leurs téléphones professionnels. Les Etats-Unis accusent notamment TikTok, filiale du groupe chinois ByteDance, de servir d'outil à Pékin pour espionner et manipuler les Américains. De son côté, le ministère de la Justice australien affirme que TikTok présente « des risques importants pour la sécurité et la vie privée » en raison de la « collecte massive de données sur les utilisateurs ».
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Au centre des craintes se trouve une loi chinoise de 2017 qui impose aux entreprises locales de remettre sur demande des autorités des données personnelles qui relèveraient de la sécurité nationale.
En réponse, Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a appelé « la partie australienne à respecter sincèrement les règles de l'économie de marché et les principes de la concurrence loyale, et à fournir aux entreprises chinoises un environnement commercial équitable, transparent et non discriminatoire ».
TikTok affirme que les interdictions qui le vise sont « enracinées dans la xénophobie », et assure ne pas appartenir à l'Etat chinois ni en dépendre. Le porte-parole australien de l'entreprise, Lee Hunter, a déclaré que TikTok ne transmettrait « jamais » de données au gouvernement chinois. TikTok avait néanmoins reconnu en novembre que certains employés en Chine pouvaient accéder aux données d'utilisateurs européens, et avait admis en décembre que des employés avaient utilisé ces données pour traquer des journalistes.
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(Avec AFP)
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